L’enseignement préscolaire demeure la cheville ouvrière de la réforme du système éducatif marocain, ont affirmé, mardi à Rabat, des membres de la Chambre des représentants.

Lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du rapport du groupe de travail thématique chargé de l’évaluation des politiques publiques de l’enseignement préscolaire, les parlementaires ont insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre pédagogique adéquat pour le préscolaire, qui couvre les méthodes d’enseignement, les normes de qualité, la formation des éducateurs, la parité (garçons, filles) et l’égalité territoriale (urbain, rural), afin de rehausser le niveau de cet enseignement dans toutes les régions du Royaume.

Cette thématique revêt une importance capitale dans la mesure où elle se place au cœur du développement du système de l’éducation et concerne l’avenir des “Hommes de demain”, qui prendront le flambeau de l’édification du Maroc de demain pour relever les différents défis, a fait observer le président de la Chambre des représentants, M. Habib El Malki, dans un mot d’introduction de cette séance.

M. El Malki a, dans ce sens, salué l’attention particulière que SM le Roi Mohammed VI accorde à ce chantier de grande envergure, tout en remerciant les membres du groupe thématique pour les efforts déployés dans le cadre de l’élaboration de ce rapport.

Les parlementaires qui intervenaient lors de cette séance ont mis l’accent sur l’importance de l’enseignement préscolaire pour les générations futures, tout en soulignant que la taille et le contenu de ce rapport démontrent à bien des égards son importance, ainsi que l’effort déployé pour son élaboration.

Après avoir présenté la méthodologie de travail et les critères adoptés par le groupe dans l’élaboration de ce rapport, les membres du groupe ont indiqué avoir fait face à de nombreux défis, notamment à cause de la pandémie de la Covid-19, qui les a empêchés de tenir toutes les séances d’écoute et de prendre connaissances d’expériences internationales en la matières pour en tirer profit.

Et de préciser que les membres du groupe se sont rendus dans quatre régions, à savoir Rabat-Salé-Kénitra, l’Oriental, Dakhla-Oued Ed-Dahab et Casablanca-Settat, et ont visité une trentaine d’établissements de l’enseignement préscolaire.

En matière de gouvernance, les parlementaires ont salué la création de classes et d’établissements d’enseignement primaire, tout en soulignant la nécessité d’augmenter le nombre de filles bénéficiant de cet enseignement et d’asseoir les bases d’un équilibre entre le milieu urbain et rural.

Ils ont également tiré la sonnette d’alarme quant au niveau d’encadrement du capital humain mais surtout par rapport à la faiblesse des moyens financiers alloués à l’enseignement primaire.

Par ailleurs, les parlementaires ont constaté dans ce cadre un certain manque d’accompagnement du préscolaire avant les années 2000, ce qui a entravé son développement et fait de lui un enseignement traditionnel et vulnérable ne répondant pas aux mesures de qualité et de cohérence, tout en mettant en exergue la Charte Nationale d’Éducation et de Formation, qui constitue une étape importante vers la mise en place d’un système éducatif, au sein duquel, l’enseignement préscolaire occupe une place primordiale.

“La charte nationale a fait de l’enseignement primaire un élément fondamental pour la réforme du système de l’éducation en adéquation avec les engagements internationaux du Maroc”, ont-ils souligné.

Le rapport, préparé par le groupe de travail thématique chargé de l’évaluation des politiques publiques relatives à l’enseignement préscolaire à la Chambre des représentants, a fait une panoplie de recommandations visant à améliorer les politiques publiques dans ce domaine.

Ce rapport, qui présente les principales conclusions de l’évaluation des politiques publiques en matière d’enseignement primaire, prône l’adoption du concept d’enseignement préscolaire au lieu de l’enseignement primaire, compte tenu de la spécificité de la tranche d’âge ciblée et des expériences internationales en termes d’éducation préscolaire.

D’autre part, le rapport a recommandé le renforcement du rapprochement et de la coordination entre les différents secteurs ministériels, la conjugaison des efforts, la consolidation des pratiques éducatives et la formation initiale et continue, ainsi que l’accélération de l’intégration des enfants en situation difficile et la facilitation de leur accès à l’enseignement primaire, à travers la mise en œuvre des mécanismes de l’éducation inclusive et le recrutement des cadres formés spécialement en éducation inclusive.

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