Le Premier ministre finlandais Antti Rinne a démissionné mardi après avoir perdu la confiance d’un partenaire de sa coalition qui devra faire savoir dans les prochains jours s’il souhaite la sauver ou la saborder, auquel cas de nouvelles élections seront convoquées.

A la tête depuis juin d’une coalition de centre-gauche constituée de cinq partis, le social-démocrate (SDP) Antti Rinne a présenté sa démission au président Sauli Niinistö en fin de matinée à Helsinki sous la pression du Centre.

Le SDP doit maintenant désigner un candidat pour lui succéder et former un nouveau gouvernement. Sanna Marin, vice-présidente du parti et ministre des Transports, a déjà fait savoir qu’elle y était disposée.

La crise est partie du projet de La Poste finlandaise, entreprise à capitaux publics, de faire passer environ 700 salariés sous une nouvelle convention collective, moins favorable, au nom de la compétitivité.

En septembre, l’attention se porte sur la position de la ministre chargé des participations de l’Etat, Sirpa Paatero, membre du parti social-démocrate dirigée par le Premier ministre Antti Rinne.

La crise s’aggrave en novembre lorsque les syndicats lancent un appel à la grève. Le mouvement est très suivi, et bénéficie du soutien de salariés d’autres secteurs économiques qui cessent le travail par “sympathie”, comme le permet le droit finlandais.

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