L’expérience marocaine en matière de préservation du patrimoine oral a été au centre d’un colloque virtuel organisé dans le cadre du 20e Forum international du narrateur de Charjah, qui a eu lieu du 26 au 28 septembre.

Les participants à ce colloque ont souligné l’importance d’étudier, de recueillir et de répertorier tous les aspects du patrimoine oral marocain, ainsi qu’œuvrer à sa transmission aux générations futures.

S’exprimant à cette occasion, le professeur universitaire et écrivain spécialisé en littérature populaire, Said Yaktin, a jeté la lumière sur l’histoire du patrimoine populaire au Maroc du début du XXe siècle à nos jours, tout en présentant des propositions quant à la valorisation et au développement de cet héritage.

“Le Maroc dispose d’une production orale abondante à laquelle il faut accorder un intérêt particulier”, a dit M. Yaktin, notant que la culture marocaine se caractérise par sa richesse et sa diversité.

Il a appelé également à traduire les œuvres traitant du patrimoine oral réalisées par des chercheurs étrangers, notamment les Français qui ont répertorié un grand nombre d’aspects de la culture marocaine pendant la période du protectorat.

De son côté, Habib Nasiri, professeur et critique, a mis l’accent sur l’importance du cinéma dans la préservation du patrimoine populaire, évoquant plusieurs exemples de productions audiovisuelles réussies qui ont joué un rôle important au service du patrimoine.

Pour sa part, Nassimi Mohamed, chercheur en patrimoine culturel, a passé en revue les étapes de la documentation du patrimoine populaire depuis le Moyen Age, en s’arrêtant sur certaines références marocaines et étrangères qui ont contribué à la promotion de ce patrimoine.

M. Nassimi a également insisté sur le rôle joué par certaines institutions gouvernementales dans la documentation du patrimoine, en particulier la Direction du patrimoine au ministère de la Culture.

La participation marocaine à cet événement a été rehaussée par les contributions d’experts et de conteurs, tels que la professeure, Najima Taytay, et l’expert international de l’UNESCO, Ahmed Skounti.

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