Plus de 500 sites et biens meubles ont été inscrits sur la liste du patrimoine national au titre de 2018-2019, a annoncé mercredi à Rabat le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj.

Les statistiques officielles sur les biens meubles, les sites archéologiques et les bâtiments historiques légalement protégés au cours des années 2018-2019 montrent que, depuis 2018, quelque 266 sites et biens meubles ont été classés au patrimoine national, a précisé M. Laâraj, qui s’exprimait lors de la réunion sur “la gestion du patrimoine culturel”.

Il a également fait savoir que 291 sites et biens meubles sont déposés auprès du Secrétariat général du gouvernement en vue de les publier au bulletin officiel, tandis que 203 autres sites sont en phase de préparation finale au sein de la Direction du patrimoine culturel.

A cet égard, le ministre a réaffirmé la détermination de son département à protéger, préserver et valoriser les éléments du patrimoine culturel national en tant qu’axe stratégique de son plan d’action, en application des Hautes orientations et directives royales en la matière, tout en rappelant le renforcement et la modernisation de l’arsenal juridique en vue de s’adapter aux développements dans le secteur et à la législation et aux lois internationales.

En outre, M. Laâraj a fait observer que les ressources financières du Fonds national de l’action culturelle (FNAC) ont affiché une augmentation importante de plus de 100 millions de dirhams au cours des huit premiers mois de cette année.

Le ministère veille aussi au renforcement du réseau d’institutions nationales spécialisées dans le domaine de la formation, à l’instar de la création prévue de l’École nationale d’ingénierie patrimoniale chargée de la formation de compétences nationales spécialisées en matière d’ingénierie patrimoniale, de restauration du patrimoine culturel et artistique, ainsi que de construction traditionnelle, a-t-il relevé.

Dans le même ordre d’idées, il a insisté que le ministère de la Culture et de la Communication accorde une attention particulière à ce secteur, comme en témoignent l’intégration du patrimoine culturel en tant qu’axe stratégique dans le plan directeur du ministère pour la période 2017-2021 et l’élaboration d’une nouvelle loi conforme aux normes internationales dans le domaine de la protection du patrimoine, qu’il soit matériel ou immatériel, en plus du renforcement de l’arsenal juridique.

Concrètement, le ministère a mobilisé d’importantes ressources financières pour assurer la protection et la maintenance nécessaires du patrimoine national et la mise en œuvre de projets de restauration, d’entretien et de réhabilitation, a fait remarquer M. Laâraj.

Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de mettre en place un réseau important d’unités administratives, d’institutions et de centres chargés de la gestion du patrimoine aux échelles régionale et provinciale, ajoutant que ces derniers sont dotés des compétences spécialisées, des diplômés de l’Institut national d’archéologie et du patrimoine et des architectes et jouissent de larges pouvoirs pour exercer leurs fonctions et missions.

 


 

 

Malgré ces efforts exceptionnels, il existe toujours un manque de coordination avec les différentes parties prenantes au domaine du patrimoine culturel au niveau des régions et une absence d’initiatives sérieuses concernant la valorisation, la sensibilisation et la prise de conscience de l’importance de ces sites, a regretté le ministre.

Il a également évoqué le déficit constaté en matière de communication concernant les projets et programmes relatifs au patrimoine menés à l’échelle régionale, sachant que des efforts ont été déployés à cet égard à la faveur de la conclusion d’un accord de coopération avec la Société nationale de radio et de télévision (SNRT).

Pour remédier à cette situation, M. Laâraj a insisté sur la nécessité de préserver le caractère architectural des villes anciennes, d’accélérer le rythme d’achèvement des travaux et des chantiers conformément aux normes adoptées dans le domaine de la restauration et d’assurer une surveillance continue des différentes composantes du patrimoine, ainsi que de l’accès aux monuments historiques.

Il a également jugé nécessaire de s’engager en faveur de toutes les initiatives visant à préserver le patrimoine culturel national et de traiter sérieusement, conformément aux lois en vigueur, toutes les observations et suggestions qui en découlent, qu’il s’agisse d’institutions publiques, d’universités, du secteur privé ou encore de la société civile.

Selon le ministre, il importe aussi de documenter tout ce qui concerne la gestion, l’inventaire, l’enregistrement et l’évaluation du patrimoine culturel, en plus de l’élaboration de supports papier et électronique nécessaires pour la création d’une banque de données et de statistiques et la promotion de l’information et de la communication en la matière.

D’autre part, M. Laâraj a incité à la mise en place d’une plateforme interactive entre les différentes parties prenantes de la gestion du patrimoine aux niveaux central, régional et local afin d’échanger des informations, des connaissances et des expériences réussies.

Il s’agit également de fournir à l’Administration centrale des rapports mensuels sur l’état de la gestion du patrimoine culturel au niveau des régions et des provinces, de communiquer les contraintes et de suggérer des solutions, outre la mise en place d’une banque de projets du patrimoine, étayée par des données détaillées, des études et des coûts financiers.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la démarche adoptée par le ministère de la Culture et de la Communication visant à faire le bilan de la gestion du patrimoine culturel national et à discuter des moyens de le développer.

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