Le parapente est devenu, durant la dernière décennie, un sport sollicité et populaire parmi les jeunes dans de nombreuses régions du Maroc, en raison du plaisir, de l’aventure et du défi à la nature, qu’il peut leur procurer.

Dépendant tout simplement de l’orientation du vent et de sa direction, le parapente est considéré comme un sport de défi, combinant le plaisir du tourisme, celui du sport, et une distraction pour les aventuriers avides de sensations fortes.

Personne ne contesterait que ce type de vol nécessite de la compétence et de l’expérience, une personne dotée d’un réflexe inné pour guider la voile afin de prendre du plaisir en volant entre le ciel et le sol et de revenir aux bases en toute tranquillité.

Par ailleurs, le site “Sidi Hmida”, qui se trouve à la périphérie de la ville de Salé, est l’un des sites qui offrent tous les moyens pour savourer cette aventure en toute sécurité. Il offre les conditions nécessaires pour voler, à savoir des vents modérés, un paysage exempt “d’obstacles” naturels qui permet un décollage et un atterrissage sans accidents.

Le parapente, selon Ahmed Lahmidi, le président du club marocain de vol libre, est venu remplacer les planeurs volants “Delta-Plane” qui ont perdu de leur attractivité au fil du temps en raison de leur grande taille et de la difficulté de les transporter vu la longueur de leurs ailes et l’impossibilité de les ranger.

Dans une déclaration à la MAP, Lahmidi a indiqué, lors d’une tournée sur le site de “Sidi Hmida”, que le club travaille depuis sa création pour développer le parapente au Maroc, élargir la base de ses pratiquants et en faire un affluent du développement touristique. Ces efforts concernent le site, avoisinant la ville de Salé, qui attire à la fin de chaque semaine de nombreux amateurs du parapente, ainsi que d’autres régions qui offrent les conditions naturelles adéquates, comme les zones montagneuses.

Il a ajouté, à cet égard, que dans certaines régions, le vol libre est l’une des ressources de base pour les habitants de ces régions et leur fournit une source supplémentaire de moyens de subsistance, notant que les touristes étrangers qui viennent dans ces régions pour pratiquer leur passion favorite restent sur certains lieux pendant au moins une semaine et même plus si le vent n’offre pas les conditions adéquates pour voler.

Certains passionnés de parapente, qu’ils soient Marocains ou étrangers, peuvent visiter plusieurs sites de vol à la recherche de paysages différents, de l’altitude qui leur conviennent ou des vents qui leur permettent de voler dans des conditions sûres. Ce qui permet d’assurer aux habitants des régions voisines de ces sites des emplois saisonniers, malheureusement temporaires, a mentionné Lahmidi, qui est également le président de l’école marocaine de vol libre.

D’un autre côté, Il a rassuré que le sport du parapente ne représente pas de grands risques. Il est considéré comme sûr dans la mesure où il est pratiqué en respect de la réglementation mise en vigueur, avant d’ajouter qu’il faut éviter l’imprudence et l’aventure exagérée si les conditions naturelles propices au vol ne sont pas réunies, en particulier la vitesse des vents qui ne doit pas dépasser la limite reconnue au niveau international.

Ahmed Lahmidi n’a pas caché que ce sport, comme de nombreuses disciplines, connaît quelques intrus qui n’ont pas de qualifications et de certificats de compétence approuvés par les autorités compétentes qui leur permettent de réaliser des circuits touristiques pour les amateurs de ce sport. Au point, qu’ils peuvent exercer le vol libre sans assurance, la chose qui peut nuire à la réputation du sport national en général.

Quant à Hadia El Idrissi, qui est attiré par le parapente, s’est exprimé à propos de sa première expérience “C’est la première fois que j’essaye le vol libre, car je n’avais jamais pratiqué ce loisir auparavant. J’ai essayé de nombreux sports d’aventure, mais ils étaient tous des sports terrestres”.

“Avant d’essayer de faire de la voile, j’avais beaucoup de peurs, mais dès que j’ai survolé le sol et que j’ai embrassé les nuages, ma peur s’est dissipée et j’ai profité du ciel au-dessus de moi et de la terre au-dessous de mes pieds. Sincèrement, c’est une expérience merveilleuse, que je vais certainement réessayer.” A-t-elle conclu.

Il convient de souligner que le vol libre est l’un des types de vol les plus simples. Il suffit de courir en soulevant le parachute depuis une pente jusqu’à ce qu’il atteigne la force de lévitation et d’altitude requises, ou en sautant d’un endroit élevé, ce qui permet aux courants d’air de lever le parachute et le propulser sans avoir besoin d’un moteur.

Le décollage et l’atterrissage se font dans la direction opposée du vent, qui est considéré comme la condition principale dont dépend le parapente, en plus de son équipement qui se limite au parachute qui joue le rôle des ailes de l’avion, du siège et de la force de lévitation produite par l’air qui joue le rôle du moteur.

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