Si l’ensemble des études scientifiques ont classé les personnes atteintes de maladies chroniques parmi les catégories vulnérables au nouveau coronavirus (Covid-19), les diabétiques, y compris les enfants, ont payé un lourd tribut depuis l’apparition de la pandémie.

En plus d’être considérés comme un groupe “à haut risque” de contamination, les diabétiques ont vu leur vie complètement chambouler par le confinement obligatoire et les restrictions de déplacement, au moment où ils sont appelés à effectuer des contrôles réguliers auprès de leurs médecins. Une simple visite médicale s’est transformée en un parcours du combattant, en raison de la saturation des structures hospitalières publiques et privées.

C’est ce que confirme la diabétologue Souad Ouzit dans un entretien à la MAP. A la veille de la Journée mondiale du diabète (14 novembre), le Dr. Ouzit, également nutritionniste, a rappelé que la vulnérabilité des diabétique est naturellement en liaison avec leur faible système immunitaire, ce qui nécessité une forte vigilance pour prévenir l’infection à travers le strict respect des mesures de précaution, notamment le port du masque, la distanciation sociale et le fait de rester à l’écart des rassemblements.

La pandémie du Covid-19 a fortement impacté cette catégorie de malades, particulièrement durant la période de confinement, a-t-elle martelé, notant que ces malades sont obligés de respecter le calendrier des contrôles, d’adopter un régime alimentaire sain et de pratiquer de l’exercice physique pour parer d’éventuelles complications.

Dans ce contexte, elle a rappelé que les données disponibles traduisent une évolution de la contamination parmi les enfants diabétiques (Type 1), dont le corps ne peut produire de l’insuline. Cette augmentation, a-t-elle dit, pourrait être expliquée par un dysfonctionnement du pancréas qui produit peu ou pas du tout cette hormone vitale.

La non-production de quantité suffisantes de cette matière, qui régule la concentration de sucre dans le sang, cause une concentration du glucose dans le sang et si l’enfant n’est pas pris en charge à temps, il risque d’y laisser sa vie ou d’en sortir avec des séquelles cardiovasculaires et ophtalmiques.

Elle a fait savoir que les recherches scientifiques n’ont pas réussi à cerner les causes réelles de cette maladie, ajoutant que l’enfant atteint de ce genre de maladies a besoin de l’insuline pour survivre et éviter les complications.

L’adoption d’un régime alimentaire sain et la pratique du sport s’imposent pour garantir une vie sans danger, sans omettre de se rendre régulièrement chez le médecin soignant pour des bilans annuels.

Si le diabète de type 1 ciblait auparavant les enfants de plus de deux ans, il a été constaté, au cours de ces dernières années, que même les nourrissons, à partir de quatre mois, sont victimes de cette maladie, indique Mme Ouzit, précisant que les méthodologies très développées en matière de suivi du taux du sucre dans le sang ont permis d’améliorer la qualité de vie chez les enfants.

S’agissant du diabète du type 2 qui se définit par la présence d’un excès chronique de sucre dans le sang (hyperglycémie), il se nourrit de la graisse cumulée dans le corps de l’enfant obèse, puisque la graisse rend difficile le travail de l’insuline, explique la spécialiste, ajoutant que dans des cas pareils, les patients prennent des comprimés associé à un régime alimentaire sain.

Si jusque-là, explique Mme Ouzit, les causes du diabète du type 2 sont méconnues, les recherches scientifiques ont toutefois démontré que l’absence d’activités physiques et l’obésité figurent parmi les facteurs qui déclenchent la maladie.

Des recherches scientifiques portant sur l’implantation de cellules au niveau du pancréas ont alimenté l’espoir de pouvoir passer à un stade avancé pour faire face aux souffrances de millions de personnes atteintes de la maladie.

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