Le Conseil nigérien de Sécurité (CNS), présidé mercredi par le chef de l’Etat Mahamadou Issoufou, a appelé “au renforcement de la coopération militaire dans le cadre du G5 Sahel et à la mise en place d’une large alliance internationale” pour lutter contre le terrorisme au Sahel.

Cet appel intervient deux semaines après la mort de 71 soldats nigériens le 10 décembre dans une attaque d’une rare violence menée par plusieurs centaines de terroristes lourdement armés à bord de colonnes de véhicules et de motos, contre leur garnison près de la frontière avec Mali.

“Conscient de la nature globale de la menace terroriste, de ses ramifications internationales et de son projet politique qui vise à remettre en cause l’intégrité territoriale, les institutions démocratiques et républicaines choisies par le peuple nigérien ainsi que la sécurité des personnes et de leurs biens, le CNS réaffirme la nécessité d’une mobilisation régionale et internationale”, selon un communiqué diffusé par la radio nationale.

Le Niger subit depuis près de cinq ans les attaques meurtrières des organisations terroristes dont les groupes armés et autres bandits qui contrôlent le Sud de la Libye, des groupes terroristes proches d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et d’autres mouvements basés dans le septentrion malien, et le groupe terroriste Boko Haram logé au Nigeria depuis 2009 qui sème la terreur dans la région de Diffa (extrême sud-est).

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