Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine a célébré, jeudi au siège de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, le Mois de l’amnistie en Afrique lors d’une séance publique présidée par le Maroc.

Cette séance consacrée au Mois de l’amnistie en Afrique dans le cadre de la feuille de route principale de l’Union africaine sur les étapes pratiques à suivre pour faire taire les armes en Afrique, a été marquée par la participation des pays membres du CPS, des ambassadeurs des pays africains et des organisations onusienne et internationale.

Intervenant lors de cette 874eme réunion du CPS, l’ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA-ONU), Mohammed Arrouchi, président du Conseil pour le mois de septembre, a relevé qu’en 2019 et à la lumière de la feuille de route principale de l’UA sur les étapes pratiques à suivre pour faire taire les armes en Afrique, «une plus grande vigueur a été ajoutée à l’exécution de notre mandat continental visant à résoudre les problèmes de sécurité stratégiques».

Le CPS, depuis la célébration du Mois de l’amnistie en Afrique en août 2018, s’est penché sur un ensemble de thématiques qui visent à renforcer ses capacités de lutte contre toutes les formes de militarisation non-conventionnelle et illicite, a souligné le président du CPS, citant notamment «la réforme du secteur de sécurité, le désarmement, démobilisation et réinsertion et le contrôle du désarmement et la non-prolifération des armes légères et de petits calibres».

La Division de défense et de sécurité au sein de la Commission de l’Union africaine a également intensifié ses efforts pour renforcer les capacités des Etats membres en fournissant assistance technique et opérationnelle directe, ainsi qu’en organisant divers évènements pour le renforcement des capacités dans les différents domaines thématiques, a ajouté le diplomate marocain.

A l’avenir, le Conseil continuera d’élargir ses efforts dans les différents domaines concernés par le mois de l’Amnistie en encourageant une plus grande synergie entre les questions de sécurité stratégique et les efforts de prévention et de règlement des conflits, animé par l’esprit de l’interdépendance entre les questions de paix et de sécurité et le développement économique et social des pays et sociétés africains, a affirmé M. Arrouchi.

Le président du CPS a invité les Etats membres à célébrer le mois de l’amnistie selon une approche pédagogique et de communication, et ce, à travers des activités qui peuvent contribuer à réduire la prolifération des armes illicites et la violence en 2019 et au-delà.

«Dans la conception de pareille approche adaptée aux contextes, les Etats membres sont encouragés à opter, voire privilégier des approches multidimensionnelles et multisectorielles qui impliquent non seulement les agences en charge d’appliquer la lois, mais aussi d’autres institutions comme les ministères des affaires sociales, de la santé, de l’agriculture, de l’élevage, des infrastructures et autres, ainsi que la nécessité du renforcement de l’accès à la justice, l’éducation de base et les services sociaux», a soutenu M. Arrouchi.

Le président du Conseil a souligné la nécessité de développer la confiance de toutes les composantes de la société, notamment sortant des conflits, et ce en discutant largement avec toute les composantes de la société civile et des communautés spécifiquement ciblées, l’objectif étant la réussite des initiatives de l’amnistie.

A cet égard, les médias peuvent jouer un rôle d’influence largement positif sur l’opinion publique pour ce qui est des programmes d’amnistie, a-t-il noté.

Le Représentant permanent du Royaume a, d’autre part, relevé le rôle de premier plan des institutions de sécurité et des service de police dans la mise en œuvre des programmes de remise volontaire des armes, ainsi que de la coopération interétatique et la coordination des activités de contrôle des frontières.

Bouton retour en haut de la page
Fermer