Le président libanais Michel Aoun a exhorté les bailleurs de fonds internationaux à honorer leurs engagements et accorder un soutien financier à son pays qui fait face, depuis des mois, à une crise financière aiguë, exacerbée par la propagation du nouveau coronavirus.

“Vu la gravité de la situation financière actuelle et les lourdes conséquences économiques sur les Libanais et les réfugiés, notre programme de réforme aura besoin d’un soutien financier externe, notamment des pays amis et du GIS”, a plaidé le président libanais devant les ambassadeurs de groupe international de soutien au Liban (GIS), réunissant plusieurs pays européens et arabes.

“Le Liban s’apprêtait à lancer un vaste chantier pour résoudre ces crises économique, financière et sociale au moment où l’épidémie a frappé le monde. Il a ainsi été contraint d’annoncer l’état d’urgence sanitaire, ce qui a freiné dans une certaine mesure le lancement (du chantier) et a aggravé sa crise”, a expliqué le chef de l’Etat, ajoutant que “toute aide internationale est donc la bienvenue”.

M.Aoun avait notamment plaidé pour un déblocage de l’aide de 11,6 milliards de dollars promise en avril 2018 lors d’une conférence internationale à Paris. Ces montants n’ont jamais été versés, faute d’application des réformes promises par Beyrouth en contrepartie de cette aide.

Le pays surendetté a annoncé en mars son premier défaut de paiement dans l’histoire, suite à la baisse des réserves en devises étrangères et la dépréciation de la monnaie nationale, tandis que la propagation de la maladie Covid-19 fait craindre des conséquences désastreuses pour une économie déjà aux abois.

Le Liban compte 541 cas de contamination au coronavirus, dont 19 décès.

Bouton retour en haut de la page
Fermer