Le Jazz sera dans tous ses états, du 27 au 29 décembre à Essaouira et ce, à l’occasion du Festival “Jazz sous l’Arganier”, un événement de grande envergure qui soufflera cette année sa 5è bougie.

Organisé par l’Association Essaouira-Mogador, le Festival “Jazz sous l’Arganier” aura pour cette nouvelle édition “une tonalité différente avec la récente inscription par l’UNESCO de l’Art Gnaoui au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une distinction attribuée à la Cité des Alizés quelques semaines après sa rentrée officielle au sein du réseau des villes créatives de l’UNESCO dans le domaine de la musique”, indique un communiqué parvenu lundi à la MAP.

Et la même source de faire observer qu’un programme riche et varié, parfois surprenant, sera offert à Dar Souiri aux aficionados du Jazz sous toutes ses formes. Six concerts et trois soirées en compagnie d’artistes exceptionnels, de grands noms mais aussi de jeunes talents, marocains ou venus d’ailleurs, permettront de partager dans une ambiance festive, sensations et émotions dans un esprit de tolérance et d’ouverture, signes de reconnaissance des rencontres musicales, organisées tout au long de l’année dans la cité des Alizés, expliquent les organisateurs.

Ainsi, la soirée d’ouverture du vendredi 27 décembre célébrera les distinctions exceptionnelles d’Essaouira de cette année 2019, avec la participation en première partie de soirée de la jeune et talentueuse joueuse de guembri souiri, Maalama Hind Ennaria, une des rares femmes à briller dans cet art, ajoute la même source.

En seconde partie de cette première soirée, Dar Souiri continuera à surprendre ses festivaliers avec la présence sur scène du Maallem Mokhtar Gania & Gnawa Soul, avec au programme une musique innovante “gnawa-soul” qui conjugue le groove des Gnawa avec les mélodies orientales du Maghreb et la pulse de la world africaine.

Des sonorités envoûtantes résultant de l’alchimie créée entre l’auteur-compositeur Moktar Gania (guembri et voix)- frère cadet du regretté et phénoménal Mahmoud Gania, le compositeur, arrangeur et guitariste Anoir Ben Brahim- fils de feu Hamid Ben Brahim -, et du percussionniste arrangeur Yacine Benali, note le communiqué.

“Les festivaliers seront conviés pour la deuxième soirée du samedi 28 décembre à découvrir des sonorités entre latin-jazz et percussions marocaines avec le nouveau répertoire de Guillaume Debois Trio, intitulé Jamil, et en guest Manuel Hermia qui se définit lui-comme ” improvisateur, compositeur et explorateur des musiques du monde”. Saxophoniste virtuose, il maîtrise aussi le bansuri, la flûte de l’Inde du nord”, lit-on dans le communiqué qui indique que “les festivaliers pourront découvrir lors de ce concert, sa théorie baptisée “rajazz”, faisant ainsi le pont entre les jazz et les ragas.

Puis, les férus de cette musique universelle retrouveront Tao Ehrlich Quartet avec en guest Loy Ehrlich, artiste français jazz et world music.

Le jeune batteur Tao Ehrlich, qui a enchanté année après année le Festival Gnaoua et musique du Monde d’Essaouira, invitera, avec son quartet, les amateurs des nouveaux courants du jazz moderne, à plonger dans un univers jazzy influencé par les musiques du monde et le rock progressif, indique la même source.

Et de faire remarquer que l’un des moments forts de ce concert sera la participation, en mode fusion jazz-world, de Loy Ehrlich, grand artiste musicien et ancien directeur artistique du Festival Gnaoua et Musique du Monde, invité à jouer aux côtés du quartet.

Quant aux concerts du dimanche 29 décembre, ils mettront à l’honneur le jazz marocain au féminin avec Meriem Aassid et l’ensemble “Jazz’Amazigh” créé en 2018 par Meryem Aassid et Oussama Chtouki, où musique amazighe et musique internationale et plus particulièrement le jazz, se rencontrent pour offrir un répertoire totalement inédit.

En clôture de cette 5ème édition, l’ensemble de “Nabyla Maan” fera découvrir au public présent à Dar Souiri les mélodies envoûtantes du jazz oriental.

A noter que cette artiste, à la voix incomparable, a consacré sa carrière à faire prévaloir les musiques ancestrales andalouses et le Melhoune en les mêlant au jazz et aux musiques du monde.

Accompagnée de 4 musiciens, elle enchantera les férus de sonorités authentiques en interprétant notamment les titres de son cinquième album intitulé “Dalalû Al-Andalûs”.

Un festival de jazz aux couleurs des rythmes de l’Afrique qui accueille des prodiges de la musique : Marocains, Ivoirien, Malien… ou bien encore européens, déjà reconnus ou en devenir, qui illustrent la diversité et la richesse de ce courant musical aux multiples facettes.

Cité dans le communiqué, M. Tarik Ottmani, président du bureau exécutif de l’Association Essaouira-Mogador, a indiqué que “ce festival vient conforter la réputation de notre ville en tant que cité des arts en général, de l’art gnaoui et des musiques du monde en particulier”.

Et de conclure qu’à “l’aube de cette nouvelle année, nous avons voulu que ce festival soit à l’image des vœux que nous souhaitons formuler pour 2020 : des vœux de fraternité, de solidarité, de diversité et d’humanité. Nous souhaitons à tous les festivaliers de passer 3 soirées enthousiasmantes, chaleureuses et inoubliables”.

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