Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est dit “alarmé par le nombre croissant de violentes attaques” menées par des groupes armés contre des civils déplacés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), qui a “l’un des taux les plus élevés de déplacement interne au monde”.

Le HCR, qui a enregistré de “multiples attaques” perpétrées par des groupes armés dans des sites et des villages hébergeant les déplacés, “appelle les autorités à renforcer la présence policière et des forces armées, avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) pour améliorer la sécurité et traduire les responsables en justice”, a indiqué la Monusco dans un communiqué, rendu public mercredi.

“La RDC a l’un des taux les plus élevés de déplacement interne au monde. Plus de cinq millions de personnes sont devenues des déplacés du fait de l’insécurité à l’intérieur du pays, tandis que près d’un million de Congolais ont rejoint, en quête de sécurité, des pays voisins en tant que réfugiés”, a ajouté la même source.

Les témoignages reçus par le HCR font état de tueries, de mutilations, de violences sexuelles et de pillages. En raison de son soutien présumé envers les militaires, la population déplacée subit des attaques de représailles de la part de groupes armés, qui reviennent terroriser les villages après la fin des opérations de libération menées par les forces armées qui ont quitté ces zones.

Au cours des huit dernières semaines, le HCR et ses partenaires ont enregistré de multiples attaques perpétrées par des groupes armés dans des sites et des villages hébergeant des déplacés, principalement dans le territoire de Djugu dans la province de l’Ituri, dans les territoires de Fizi et Mwenga dans la province du Sud-Kivu, et dans les territoires de Masisi et Rutshuru dans la province du Nord-Kivu. Durant les six derniers mois, les violences ont déplacé plus d’un million de personnes dans ces régions.

Par ailleurs, le HCR indique que plus de 3 000 demandeurs d’asile congolais sont entrés en Ouganda entre le 1er et le 3 juillet par les points de passage de Guladjo et de Mount Zeu, dans le district de Zombo. Les nouveaux arrivants faisaient auparavant partie d’un groupe plus important d’environ 45 000 personnes, selon les autorités locales de la RDC, qui avaient tenté de fuir vers la frontière ougandaise avec la RDC peu après les attaques meurtrières de milices contre des civils dans la province de l’Ituri les 17 et 18 mai.

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