Le Parlement roumain a renversé mercredi le gouvernement libéral minoritaire de Ludovic Orban, ouvrant ainsi la voie à des élections anticipées.

M. Orban a fait l’objet d’une motion de défiance parlementaire alors qu’il avait renvoyé la gauche issue du parti communiste dans l’opposition le 10 octobre.

Le Parti social-démocrate (PSD, opposition) n’a pas accepté que le Parti national libéral (PNL, centre-droit) de M. Orban tente de le priver de son réseau vital d’élus locaux en instaurant un mode de scrutin à deux tours.

A six mois des élections municipales, ce projet d’amendement à la loi électorale a été perçu comme une manœuvre visant à permettre des alliances entre les deux tours pour faire perdre au PSD une partie de ses 1.700 mairies.
“Le gouvernement Ludovic Orban a été démis, c’est un grand pas pour la démocratie”, a indiqué Marcel Ciolacu, président de la Chambre des députés et chef de file des sociaux-démocrates à l’origine de la motion de censure, votée par 261 élus sur un total de 465.
“Nous avons perdu une bataille mais pour la Roumanie, nous gagnerons la prochaine manche”, a répliqué M. Orban.

Il appartient désormais au chef de l’Etat, Klaus Iohannis, issu du PNL, de mener des consultations avec les partis politiques en vue de la désignation d’un nouveau Premier ministre.
Nommé Premier ministre en novembre dernier, après le renversement du gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, Ludovic Orban espère être reconduit à la tête du gouvernement par M. Iohannis après les élections.

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