Sous le grand titre de la transformation économique et sociale, le gouvernement Akhannouch a présenté son programme, jouant la carte du réalisme avec un brin d’optimisme.

Cette transformation est dictée par la conjoncture marquée par les effets d’une crise sans précédent et les attentes des citoyens qui placent la barre haute en termes de réformes structurelles et structurantes dans tous les domaines.

Dans cette optique, le nouveau gouvernement semble déterminé à apporter des réponses à de nombreuses préoccupations politiques, économiques et sociales, à travers un programme alliant ambition, réalisme et optimisme.

Renforcer la cohésion sociale, stimuler l’économie nationale afin d’améliorer l’emploi et établir une bonne gouvernance dans l’administration publique sont les objectifs affichés du gouvernement Akhannouch qui a hérité de lourds dossiers à caractère économique.

Adoptant une approche orientée résultats, le nouvel Exécutif compte améliorer la rentabilité de certains secteurs et mettre en œuvre des stratégies antérieures qui ont donné des résultats positifs et prometteurs.

Ainsi, le programme gouvernemental s’engage à réaliser une croissance économique nationale moyenne de 4% durant la période de 2021 à 2026 et à créer au moins un million d’emplois en 5 ans.

Pour y arriver, le gouvernement compte mettre en place une série de mesures immédiates et concrètes offrant des opportunités pour tous, en particulier les jeunes et ce, dans le cadre de la poursuite de la relance de l’économie nationale et de l’atténuation des effets de la crise sanitaire sur l’emploi.

S’inscrivant dans une dynamique de relance, le nouveau gouvernement considère, dans ce programme, que la transformation de l’économie nationale est une condition fondamentale pour réaliser une forte croissance, capable de créer de l’emploi décent et productif.

Il a, à cet égard, insisté sur l’importance de réformes structurelles transversales qui renforcent la compétitivité de l’économie marocaine, ainsi que le parachèvement des chantiers liés au soutien des piliers de l’Etat social, de la relance économique et de la mise en œuvre des politiques sectorielles.

En harmonie avec les orientations du Nouveau modèle de développement (NMD), qui se veut une véritable feuille de route pour atteindre le décollage économique tant attendu et espéré, le gouvernement prévoit des politiques sectorielles ambitieuses, axées sur les piliers de l’économie nationale dans le cadre d’une ère nouvelle de stratégies intégrées.

Ainsi, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre le programme royal de relance de l’économie nationale à travers le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, en tant que levier de diversification, d’amélioration et de valorisation de la production nationale.

Pour accompagner les personnes exclues du marché du travail et le sauvetage rapide des entreprises menacées de faillite, le gouvernement compte accompagner, financer et promouvoir l’initiative privée et le label “Made in Morocco”, avec pour objectif une production locale de 34 milliards de dirhams (MMDH) d’importations et un potentiel de création de plus de 100.000 postes d’emploi.

Le gouvernement fait la part belle aux petites et moyennes entreprises (PME), à travers des programmes innovants en faveur de l’emploi et à l’appui aux porteurs de projets innovants, outre le financement et l’accompagnement de ces entreprises.

Il tient également à donner un nouveau souffle au programme “Intilaka” et à assurer sa pérennité, après que la crise sanitaire ait brouillé les premières étapes de son lancement.

Déjà sur les rails, la réforme des établissements et entreprises publics (EEP) n’est pas de mise. Dans ce sens, l’Exécutif prévoit, notamment, d’accélérer la réforme de l’administration dans une optique décentralisatrice, tout en activant la régionalisation avancée.

Le gouvernement Akhannouch peut enfin passer aux choses sérieuses et entamer la mise en œuvre de sa feuille de route, pour répondre aux aspirations des citoyens.

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