Le gouvernement bulgare du conservateur Boïko Borissov a survécu mardi à une motion de censure déposée par l’opposition socialiste, au treizième jour de manifestations dénonçant des liens de corruption présumée entre la majorité et des oligarques.

Cette motion de censure a été rejetée par 124 voix sur 237, alors que 102 députés ont voté en sa faveur et 11 se sont abstenus. Elle reproche au gouvernement de coalition entre la droite proeuropéenne de M.Borissov et deux formations nationalistes “une série infinie de scandales de corruption”.

Boïko Borissov, 61 ans, au pouvoir depuis 2009, est confronté depuis près de deux semaines à un mouvement de protestation à l’encontre des privilèges présumés de personnalités liées au pouvoir et bénéficiaires, selon l’opposition, de passe-droits.

Il a déclaré vouloir aller au bout de son mandat et a promis de remanier son gouvernement afin de prouver son indépendance, plusieurs ministres étant soupçonnés de garantir les intérêts d’une partie des milieux économiques.

Les débats et le vote se sont déroulés en l’absence de Boïko Borissov, qui devait rentrer mardi de Bruxelles où s’est tenu un sommet portant sur le plan de soutien aux économies frappées par le coronavirus.

Bouton retour en haut de la page
Fermer