Les dirigeants du Groupe du G5-Sahel ont exprimé, lundi, leur ferme volonté pour une meilleure coordination face à l’extrémisme violent et aux menaces terroristes.

Cette volonté commune a été formulée par les cinq pays du groupe, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso, lors d’une téléconférence, à partir de Nouakchott, présidée par le chef de l’Etat mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani, président en exercice du G5-Sahel.

Cette téléconférence vise à préparer le Sommet extraordinaire prévu mardi à Bruxelles entre l’Union Européenne et le G5-Sahel, à travers une meilleure coordination et des concertations plus efficaces afin de mobiliser tout l’appui nécessaire au programme prioritaire des pays du groupe fondé sur l’étroite corrélation entre la sécurité et le développement.

Les dirigeants des pays du G5-Sahel ont passé en revue les principaux défis auxquels font face les pays du Groupe, soulignant la nécessité de préserver les acquis accomplis grâce aux actions qui intègrent à la fois la dimension sécuritaire et la dimension développement. Ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur action commune contre l’extrémisme violent et les menaces terroristes dans la région.

Dans leur volonté de faire face aux défis sécuritaires et économiques, les pays du G5-Sahel s’attellent à mobiliser tous les moyens, notamment à drainer l’investissement étranger pour assurer le développement économique, la construction d’infrastructures et résorber le chômage.

En plus des dossiers sécuritaire et économique qui ont dominé les travaux de cette téléconférence, figurent ceux de l’intégration régionale et la nécessité pour les pays du G5-Sahel d’entrevoir la mise en œuvre d’une diplomatie active au service de la paix, du développement économique et d’une fidélisation des partenaires techniques et financiers du Groupe en faveur de projets de développement fiables dans la région sahélienne.

Ils ont également évoqué les conséquences de la pandémie du covid-19, notamment ses impacts négatifs sur les aspects sécuritaires et sur la stabilité et le développement, mettant l’accent sur l’impératif d’intensification des efforts pour faire face à ce fléau.

Le 16 avril, les ministres des Affaires étrangères et de la coopération des pays du G5 Sahel avaient tenu une réunion par visioconférence lors de laquelle ils ont lancé un appel aux partenaires financiers internationaux pour une annulation de la dette de leurs pays, afin de leur permettre de faire face aux conséquences économiques et sociales de la pandémie du nouveau coronavirus.

Créé à Nouakchott en février 2014, le G5 Sahel vise à coordonner les politiques des pays membres afin de renforcer la sécurité, la paix et le développement dans l’espace sahélien et saharien.

Bouton retour en haut de la page
Fermer