“La crise nous impacté sur le plan sanitaire, mais nous a donné beaucoup d’enseignements et de “best practices” à sauvegarder”, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nezha Bouchareb.

S’exprimant lors d’une rencontre-débat organisée par la Fondation diplomatique sous le thème “La relance post-COVID”, M. Bouchareb a souligné que le travail en chaînes de valeur – allant de la promotion immobilière jusqu’aux professionnels- “nous a permis d’aller dans un objectif et des mesures unifiées, nous permettant de gagner beaucoup de temps et sortir avec des solutions partagées, concertées et efficaces pour l’ensemble de l’écosystème”.

Evoquat l’impact de la crise du Covid-19 sur le secteur de l’habitat, Mme Bouchareb a relevé que la mobilisation de son département a été scindée en trois phases, notamment celle de l’urgence et du confinement, puis le redémarrage progressif et sécurisé et enfin celle de la relance.

La ministre a rappelé dans ce sens qu’il y avait au début de la crise “un arrêt quasi-total de toute activité au niveau du secteur (…) et qui a notamment “affecté un million de mains d’œuvre et 6% du PIB”, faisant remarquer que l’activité ne s’est pas toutefois arrêtée et que 20% de celle-ci était en marche avec toutes les mesures de sécurité et de travail à distance qui l’ont accompagnée et qui ont été mises en place par le ministère.

Mettant l’accent sur le soutien accordé par le Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du coronavirus aux entreprises et aux citoyens, Mme Bouchareb a souligné que, grâce à ce fonds, “on a pu maintenir les activités au niveau de l’entreprise”, relevant que d’autres mesures, en particulier d’ordre fiscal, ont été rapidement mises en place pendant cette phase d’urgence pour “ne pas pousser les entreprises à aller payer leurs échéances fiscales et de les reporter à une date ultérieure pour pouvoir stabiliser leur santé financière”.

Et d’ajouter que “grâce à cet écosystème, on a pu sortir avec deux déclarations, d’abord celle de la solidarité afin de sauvegarder la santé des ouvriers et le minimum de postes d’emploi, ensuite celle intervenue après le début du déconfinement progressif pour faire démarrer le chantier de façon saine et sécurisée, surtout par rapport aux ouvriers”.

“Ces deux déclarations nous ont permis de mettre en place un cadre qui nous a permis d’avoir une implication et un réel engagement qui cadrent l’ensemble de l’écosystème pour que l’on puisse avancer ensemble sur le redémarrage progressif pour aller vers la relance économique proprement dite du secteur”, a-t-elle assuré.

Quant au secteur de l’immobilier, Mme Bouchareb a indiqué que celui-ci a pu bénéficier des crédits de “Damane Oxygène” pour pouvoir continuer sur ses projets de promotion immobilière.

Concernant la planification future, la ministre a affirmé que “pour mieux gérer la crise sanitaire, il va falloir repenser nos systèmes d’agglomération, la gestion urbaine et la densité au niveau des villes pour que la crise, au cas où il y en aurait une autre dans l’avenir, puisse être mieux gérée”.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Mme Bouchareb a relevé que cette rencontre-débat était une opportunité pour partager l’expérience du ministère pendant la Covid-19, présenter toutes les mesures prises par le Maroc grâce aux Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI “qui nous a impulsé dans une dynamique solidaire pour gérer au mieux la phase d’urgence de la crise et surtout pour redémarrer de façon très sécurisée tous les secteurs productifs et autres”.

C’était aussi une occasion pour présenter les programmes et la nouvelle vision portée par le ministère pour que ces programmes puissent être “résilients”, répondent à un certain nombre de contraintes et permettent surtout aux citoyens et citoyennes marocains d’être beaucoup plus “résilients” par rapport à cette crise, a-t-elle fait valoir.

Pour sa part, le Secrétaire général de la Fondation, Jean-Christophe Bertrand a souligné dans une déclaration à la presse que cette rencontre était une occasion pour les ambassadeurs de poser toutes leurs questions concernant les plans de relance, les différents modes d’accompagnement que le ministère apporte actuellement dans les domaines du bâtiment, de l’habitat et tous les métiers connexes.

Cette 88ème session du “Carrefour Diplomatique” organisée à l’initiative de la Fondation Diplomatique et à laquelle a pris part également le président de la Fondation, Abdelati Habek, s’est déroulée avec la participation, en présentiel et par téléconférence, d’une trentaine d’ambassadeurs et chefs de mission diplomatique accrédités au Maroc, ainsi que de représentants d’organisations internationales.

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