Manchester City, toujours menacé d’exclusion de la Ligue des champions pour infraction aux règles du fair-play financier, a annoncé mardi une hausse de 7% de son chiffre d’affaires sur la saison 2018/2019 par rapport à l’exercice précédent, pour atteindre 535 millions de livres (692 M EUR).

L’augmentation de 20% des droits TV en Angleterre sur cet exercice explique en grande partie cette hausse du chiffre d’affaires du club anglais, devenu en une dizaine d’années l’un des plus riches de la planète football.

Lorsque l’Emirati Sheikh Mansour est devenu propriétaire du club en août 2008, son chiffre d’affaires n’était que de 87 millions de livres (102 M EUR).

Le club a d’abord creusé son déficit, qui a atteint les 584 millions de livres sur les six premières années de son règne, en raison de lourds investissements pour acheter des joueurs et bâtir des infrastructures, comme le centre d’entraînement d’un coût de 200 millions de livres.

Mais ces dépenses ont porté leurs fruits: au cours des huit dernières saisons, Manchester City a conquis quatre titres de champion d’Angleterre, s’est régulièrement qualifié pour la Ligue des champions, et le club est désormais bénéficiaire depuis cinq ans.

Ses bénéfices sont de 10,1 millions de livres (11,8 MEUR) sur la saison dernière, une saison qui a vu l’équipe de Pep Guardiola réaliser un quadruplé domestique inédit: le championnat, la Coupe d’Angleterre, la Coupe de la Ligue et le Community Shield.

Mais, malgré l’augmentation de son chiffre d’affaires, celui-ci est toujours inférieur à celui du grand rival Manchester United, qui est de 627 millions de livres (734 M EUR) pour l’exercice 2018/19.

Sur l’exercice précédent (2017/2018), Manchester City pointait en cinquième position de la liste des 20 clubs les plus riches du monde, publiée fin janvier par le cabinet Deloitte et qui fait autorité, derrière le Real Madrid, le FC Barcelone, Manchester United, le Bayern Munich, et devant le Paris SG.

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