Le chef du Pentagone Mark Esper est arrivé mercredi à Tunis, première étape d’une tournée au Maghreb, où il doit réaffirmer l’engagement des Etats-Unis dans la région.

Les Etats Unis ont un rôle grandissant ces dernières années auprès de l’armée tunisienne, notamment dans la formation et l’équipement pour la lutte antiterroriste.

Signe de ces liens, la défense américaine a organisé un show aérien militaire en mars sur l’île de Djerba, dans le sud de la Tunisie, pour présenter les fleurons américains de l’aéronautique et de la défense.

Et depuis la chute de l’ex-président Zine el Abidine Ben Ali en 2011, les Etats Unis ont investi un milliard de dollars dans l’armée tunisienne selon la défense américaine.

La présence d’un escadron américain chargé d’opérer des drones au sein d’une base tunisienne à Bizerte avait été confirmée lors d’un procès en cour martiale en 2017 aux Etats Unis. La presse spécialisée américaine s’était fait l’écho de ce procès pour harcèlement sexuel par un gradé américain à Bizerte.

En mai, le commandement américain pour l’Afrique avait indiqué envisager envoyer des troupes supplémentaires en Tunisie au vu de la dégradation de la situation en Libye, ce qui avait déclenché une levée de boucliers dans l’opinion publique tunisienne.

L’Africom avait ensuite précisé que ces troupes seraient uniquement chargées de formation et non de combat, et le gouvernement tunisien a assuré qu’il n’y avait pas et qu’il n’y aurait pas de base américaine en Tunisie.

M. Esper doit rencontrer mercredi le président Kais Saied et le ministre tunisien de la Défense Ibrahim Bartagi, avant un discours au cimetière militaire américain de Carthage, où sont enterrés les soldats américains tombés en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’objectif est de renforcer les liens et d’évoquer les menaces que représentent pour le pays les organisations jihadistes comme le groupe Etat islamique (EI) ou al-Qaïda ainsi que “l’instabilité régionale exacerbée par les activités pernicieuses de la Chine et la Russie sur le continent” africain, avait indiqué un haut responsable militaire américain avant la visite.

Mark Esper est ensuite attendu jeudi à Alger où il sera le premier ministre américain de la Défense à effectuer une visite depuis Donald Rumsfeld en février 2006.

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