L’Assemblée nationale du Burkina Faso a procédé, mardi, à l’amendement du Code électoral de telle sorte que les scrutins présidentiel et législatif, prévus en novembre, soient validés même s’ils ne peuvent pas se tenir sur tout le territoire burkinabé.

“En cas de force majeure ou de circonstance exceptionnelle entraînant l’impossibilité d’organiser les élections sur une partie du territoire national, l’élection est validée sur la base de la partie non affectée par la force majeure ou la circonstance exceptionnelle”, selon le nouveau code électoral.

“Cela va nous permettre d’avoir des élections apaisées à travers des instruments juridiques qui protègent le scrutin et les résultats qui vont en sortir”, a réagi le ministre de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo.

Lors de la révision des listes électorales, une partie de 7% du territoire national n’a pas été couverte par les organes de la commission électorale nationale indépendante (CENI) en raison de la menace sécuritaire, selon des chiffres officiels.

Le Burkina Faso qui organise des élections législatives et présidentielle le 22 novembre, est confronté depuis 2015 à des violences jihadistes, ponctuées de conflits intercommunautaires, qui ont fait au moins 1.100 morts et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers.

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