MDJS 1100X150 VA CHRONO

Avec la finale de la dernière Copa América encore très fraîche dans leurs esprits, le Brésil et le Pérou se retrouvent, mardi soir, lors de la deuxième journée des qualifications sud-américaines pour la Coupe du monde Qatar-2022, des éliminatoires qui n’ont jamais vu une victoire des Péruviens sur leur bourreau de toujours.

La Seleção est en effet pour le Pérou le pire rival des tours de qualification pour une Coupe du monde, la seule équipe qu’il n’ait jamais battue en onze matchs disputés: quatre nuls et sept défaites.

Après la victoire 5-0 contre la Bolivie lors de la première journée, le Brésil part ainsi favori pour prendre les trois points au stade national de Lima lors d’une rencontre à huis clos en raison de la pandémie du COVID-19 malgré les tentatives de dernière minute de la Fédération péruvienne de football (FPF) pour avoir une présence réduite de supporters.

Cependant, les Péruviens mettront les bouchées doubles, animés par la volonté de venger les revers de la dernière Copa America. Lors de cette compétition continentale, organisée en 2019 au pays de la samba, le Pérou a été surclassé en phase de groupes 5-0 par les Brésiliens, avant d’être laminé en finale au Maracana (3-1) dans un match plus équilibré.

Le Pérou a décroché une petite revanche trois mois plus tard en remportant un match amical 0-1 aux États-Unis, un triomphe qui permet au Pérou de se vanter d’être l’une des deux équipes (avec l’Argentine) qui ont réussi à vaincre le quintuple champion du monde depuis la dernière Coupe du monde en Russie 2018.

“Nous n’avons pas le droit à la perte, nous allons toujours gagner et c’est la seule chose en laquelle je crois”, a déclaré l’entraîneur du Pérou Ricardo Gareca lors d’une conférence de presse.

En l’absence du capitaine Paolo Guerrero, l’entraîneur argentin devra continuer à confier la pointe de l’attaque à Raúl Ruidíaz, malgré le fait qu’il n’ait pas marqué de but avec la Blanquirroja depuis plus de deux ans et demi. Ruidíaz est néanmoins conscient de ce que c’est que de marquer un but contre un Brésil à la défense quasi-impénétrable.

Ainsi, la seule variation apparente du onze de départ de Gareca sera l’entrée sur l’aile gauche de Christofer Gonzáles au détriment du milieu de terrain blessé Christian Cueva. Sur la droite continuera Carrillo, auteur des deux buts du Pérou lors du match nul 2-2 contre le Paraguay lors de la première journée.

Mais Tite a minimisé l’importance de ces défaites. “Les résultats, bons ou mauvais, restent dans le passé. Le présent est plus important. Cela n’a pas de sens de dire que la finale de la Copa América a été gagnée ou que le dernier match a été perdu. Les deux étaient vrais, mais les deux sont passés”, a souligné Tite.

Le Brésil affrontera la seule équipe qui a pu inscrire des buts l’extérieur lors de la première journée de ces tours de qualification, un défi pour Neymar, la star du Paris Saint-Germain qui n’a pas pu marquer lors de la soirée de jeudi dernier contre la Bolivie.

En principe, Tite alignera la même équipe de départ contre la Bolivie après s’être entraîné avec toute son équipe dimanche, ce qui implique la continuité d’une construction autour de Philippe Coutinho, très en forme depuis son retour à Barcelone après avoir joué au Bayern de Munich.

Le réalisme est de mise également côté joueurs, dont Roberto Firmino, auteur d’un doublé lors du premier match, et Philippe Coutinho qui ont dit s’attendre à un match compliqué, comme tous les matches des qualifications.

“C’est une équipe dangereuse, avec de très bons joueurs et ce sera encore beaucoup plus difficile de jouer contre cette équipe chez elle”, a déclaré l’attaquant de Liverpool.

S’ils obtiennent les trois points de Lima, les Brésiliens termineront très probablement les deux premières journées de ces tours de qualification en leader du classement, qu’ils mènent grâce à la différence des buts marqués.

L’autre grande affiche de cette deuxième journée mettra aux prises la Bolivie et l’Argentine, l’une désireuse de tourner la page après leur défaite retentissante face au Brésil et l’autre déterminée à faire mieux que lors de sa victoire timide 1-0 à domicile contre l’Équateur. Mais l’Albiceleste doit d’abord surmener le défi physique à un stade Hernando Siles de La Paz culminant à plus de 3.600 mètres d’altitude.

Bouton retour en haut de la page
Fermer