L’organisation des Nations-Unies s’est dite “profondément préoccupée” par la sécurité de plus de 4 millions de civils dans le nord-ouest de la Syrie, dont plus de la moitié sont des déplacés internes, suite aux frappes aériennes et aux bombardements survenus au cours weekend.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme signale que plus de 1.500 civils dans le nord-ouest de la Syrie ont été tués depuis avril, date du début de l’escalade militaire actuelle, dont plus de 430 enfants et 290 femmes, a indiqué Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

Depuis le 1er décembre dernier, environ 389.000 personnes ont été déplacées dans la région. Il s’agit d’une augmentation de plus de 30.000 déplacés depuis la semaine dernière, a déploré le porte-parole lors du point de presse quotidien à New York.

La grande majorité, environ 80% des personnes déplacées, sont des femmes et des enfants, a-t-il fait savoir.

Selon lui, les derniers déplacements aggravent une situation humanitaire déjà désastreuse sur le terrain à Idlib, où plus de 400.000 personnes ont été déplacées entre la fin avril et la fin août, souvent à plusieurs reprises.

En effet, la région d’Idlib a été le théâtre d’une offensive d’envergure entre avril et août 2019 ayant tué près d’un millier de civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le pouvoir syrien, qui contrôle désormais plus de 70% du pays, s’est dit déterminé à reconquérir l’intégralité du secteur.

“Nous continuons d’appeler à la cessation des hostilités et exhortons toutes les parties, et celles qui ont une influence sur les parties, à assurer la protection des civils, la protection des infrastructures civiles, conformément à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire”, a réitéré M. Dujarric.

La Syrie est ravagée depuis 2011 par un conflit qui a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés.

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