Le gouvernement australien a entamé des négociations avec le gouvernement Trump pour l’achat des millions de barils de pétrole de la réserve stratégique américaine.

Cet accord constitue la pierre angulaire d’une nouvelle stratégie visant à améliorer les niveaux de stockage extrêmement bas, qui ont rendu le pays-continent vulnérable aux hausses de prix et aux risques d’approvisionnement en cas d’une guerre ou d’une catastrophe dans la région du Moyen-Orient, riche en pétrole, ou dans la mer de Chine méridionale, devenue de plus en plus volatile.

L’Australie importe 90% de ses combustibles liquides, mais son stock pétrolier ne couvre que 28 jours, alors que le pays a obligation de constituer des stocks de pétrole équivalent à 90 jours d’importation nette en vertu d’un accord avec l’Agence internationale de l’énergie.

Au total, l’Australie n’a que 57 jours de couverture nette contre 92 pour la Nouvelle-Zélande, 280 pour la Grande-Bretagne et 700 pour les États-Unis.

Dans une décision qui interdit de dépenser des milliards de dollars pour acheter et stocker d’énormes quantités de carburant en Australie afin de respecter la norme des 90 jours, le ministre de l’Energie, Angus Taylor, a déclaré que le gouvernement a entamé des “discussions constructives” avec les États-Unis pour le droit de puiser dans son énorme réserve stratégique de pétrole.

“Le gouvernement a lancé cette nouvelle initiative depuis les élections législatives pour veiller à ce que nous continuions à assurer une sécurité accrue aux Australiens”, a souligné M. Taylor.

“L’accès via un accord contractuel augmenterait considérablement nos stocks et notre flexibilité d’approvisionnement”, a expliqué le ministre.

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