L’Union européenne (UE) a salué la mémoire de l’ancien président français Jacques Chirac, qui s’est éteint jeudi à l’âge de 86 ans, rendant hommage à “un homme d’Etat” et “une figure de proue de l’Europe”.

“Aujourd’hui, l’Europe perd une de ses figures de proue, la France un grand homme d’État et moi un ami fidèle et un compagnon de route de longue date”, a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un communiqué.

M. Juncker dit avoir appris “avec une infinie tristesse” le décès de l’ancien président Jacques Chirac, “un grand ami” avec qui il avait partagé les mêmes convictions et travaillé de concert vers un même objectif : “renforcer nos pays au sein d’une Europe plus forte et plus protectrice”.

Le chef de l’exécutif européen se remémore de l’apport de Jacques Chirac pour dessiner le futur de l’Europe pendant la Conférence de Nice, évoquant “un Européen pragmatique qui a toujours su défendre une certaine idée de l’Europe”.

Il avait défendu le “oui” au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et soutenu le grand élargissement de 2004, rappelle M. Juncker qui loue aussi sa vision des relations internationales qui “nous donne une boussole et des points de repère pour aborder le monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous entrons”.

Il a cité en particulier la contribution de Jacques Chirac à la paix aux Balkans, à la défense de la cause du changement climatique, ou encore son plaidoyer en faveur du développement et de la coopération entre les peuples, sans oublier son célèbre refus de l’invasion de l’Irak sans résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

“Il était un homme de fortes convictions, celles des valeurs humanistes de fraternité, de respect de la personne humaine et de tolérance”, a résumé M. Juncker.

Plusieurs leaders européens ont également tenu à rendre hommage à l’ancien chef de l’Etat français.

En Belgique, le Premier ministre Charles Michel, qui prendra la présidence du Conseil européen le 1er décembre prochain, a salué la mémoire d’un homme de “courage” qui a “marqué l’histoire politique de ces dernières décennies”.

Charles Michel se souvient de sa préoccupation réelle pour le développement du continent africain et les questions environnementales, en plus de “sa défense du ‘oui’ dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne qui témoigne aussi d’un engagement prononcé en faveur d’une Europe plus solide.”

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a déploré la disparition d’un “formidable partenaire et ami”, en se disant “très attristée” par l’annonce de la mort de Jacques Chirac, dans un tweet diffusé par le porte-parole du gouvernement.

“Il était pour nous, Allemands, un partenaire formidable et un ami”, a ajouté celle qui a eu la chance de côtoyer l’ancien président français durant ses deux premières années à la chancellerie, de 2005 à 2007.

Pour sa part, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, garde à l’esprit “un leader qui a marqué la politique européenne”, tandis que le Premier ministre britannique Boris Johnson a salué un “formidable dirigeant qui a façonné le destin” de la France.

La mémoire de Jacques Chirac a également été saluée par le Conseil de l’Europe par la voix de sa Secrétaire Générale, Marija Pejčinović Burić.

“Jacques Chirac, un immense Européen et grand Français n’est plus. Son engagement en faveur de la paix, du respect du droit international et de la tolérance ont marqué l’histoire de la France et de toute l’Europe”, a-t-elle affirmé dans une déclaration.

Et de conclure “Nous gardons de lui l’image d’un homme d’Etat hors norme, humaniste et proche des Français. La France est en deuil aujourd’hui et nous nous joignons à la peine de notre État hôte et de nombreux Français travaillant au Conseil de l’Europe”.

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