Le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni, a indiqué, mercredi, que la lourde dette accumulée par l’Afrique du Sud reste l’un des problèmes majeurs qui confronte l’économie du pays.

Alors que le pays cherche de nouvelles sources de financement, les finances publiques sud-africaines sont déjà « dangereusement compromises », a dit Mboweni lors de la présentation de la loi de finances rectificative de 2020, qui tient en considération l’impact de la crise sanitaire du Covid-19 sur l’économie du pays.

«Le gouvernement envisage d’emprunter environ 7 milliards de dollars aux institutions financières internationales pour renforcer les mesures mises en place par le gouvernement pour faire face à l’impact de la pandémie», a dit le ministre, notant que l’endettement du pays devrait s’aggraver alors que l’économie ralentit.

Selon le responsable, l’économie sud-africaine devrait se contracter de 7,2 pc en 2020, ce qui entraînera la baisse du revenu par habitant, la plus sévère depuis 1870.

Selon les prévisions actuelles, la dette de l’Afrique du Sud atteindra cette année 81,8 pc du PIB, au lieu de 65,6 pc prévus en février, a ajouté le ministre, signalant que le déficit budgétaire consolidé atteindra durant l’exercice en cours 761,7 milliards de rands, soit 15,7 pc du PIB.

Face à cette situation, a souligné le ministre, le gouvernement entend stabiliser la dette à 87,4 pc du PIB jusqu’à 2023/24.

Abordant l’impact de la pandémie sur l’emploi, le ministre a rappelé que le chômage a augmenté d’un point de pourcentage, atteignant 30,1 pc au cours du premier trimestre de 2020.

Mboweni a indiqué que même avec les mesures mises en place pour atténuer l’impact de cette crise sur le chômage, telles que les subventions de la Caisse d’assurance sur le chômage et le programme gouvernemental de soutien économique de 100 milliards de rands, le chômage restera un grand défi pour le pays.

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