Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a défendu, lundi, son programme de réformes économiques, soulignant que le plan devra renforcer la croissance moribonde dans son pays.
«Ce n’est pas réaliste de s’attendre à des résultats immédiats des interventions effectuées», a dit le Porte-parole de la présidence sud-africaine, Khusela Diko.
Ramaphosa fait de plus en plus face à des critiques pour son incapacité à libérer le pays de la profonde crise économique dans laquelle il s’est embourbé sous le mandat de son prédécesseur Jacob Zuma, évincé du pouvoir en décembre 2017 suite à son implication présumée dans une série de scandales politico-financiers.
Le retard pris pour la mise en œuvre de réformes structurelles a conduit à une aggravation de la crise, avec une croissance quasi-nulle de 0,5 pc sur toute l’année 2019.
Pour 2020, les institutions de Bretton Woods, Banque mondiale et Fonds monétaire international, prévoient une croissance tout aussi faible de 0,8 pc ou, au mieux, de 1 pc.
Il s’agit de taux qui devront aggraver le chômage qui frappe presque 30 pc de la population active, si l’on croit les chiffres officiels du département gouvernemental des statistiques.
Depuis le début du mois de janvier dernier, pas moins de 6.000 emplois ont été perdus, un chiffre qui annonce de redoutables perspectives dans les mois qui viennent.
Le Porte-parole de la présidence sud-africaine a souligné que le gouvernement, dirigé par le Congrès National Africain (ANC), «est convaincu que les réformes mises en œuvre actuellement devront avoir un impact mesuré sur la croissance et la création d’emplois».
Parmi ces réformes, le responsable a cité la reconstruction des principales entreprises publiques, actuellement en proie à une grave crise financière, résultat de longues années de corruption et de mauvaise gouvernance.
La crise, qui affecte la compagnie nationale d’électricité (ESKOM), demeure la plus grave. L’entreprise, qui fournit plus de 95 pc des besoins énergétiques du pays, opèrent actuellement des coupures du courant à travers le pays, sapant ce qui reste de la confiance des investisseurs.

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