Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exprimé, jeudi, ses préoccupations au sujet de la corruption et la mauvaise gestion qui affectent les fonds publics dédiés à soutenir les catégories sociales les plus vulnérables du pays.

«Des fonds sont mal utilisés, les prix de certains produits sont gonflés et les aides alimentaires destinées aux ménages pauvres sont détournées», a déploré Ramaphosa dans un discours télévisé, signalant que «plus que jamais, la corruption met des vies en danger».

«Nous sommes déterminés à ce que chaque cas de corruption présumée fasse l’objet d’une enquête approfondie, que les responsables d’actes répréhensibles soient poursuivis en justice et que toutes les sommes subtilisées soient récupérées», a soutenu le président.

Il a noté également qu’en vue d’accélérer et renforcer le processus de lutte contre la corruption, l’Unité spéciale d’enquête a été chargée de mener ses investigations sur les allégations relatives à l’utilisation abusive des fonds du Covid-19 au niveau de toutes les sphères de l’État.

En outre, a précisé le chef de l’État, il a été procédé à la création d’un centre de coordination pour renforcer les efforts collectifs des autorités publiques visant à prévenir, détecter, enquêter et engager des poursuites dans les cas de corruption liée au coronavirus.

Ce centre enquête sur les allégations de corruption dans des domaines tels que la distribution des aides alimentaires, les subventions d’aide sociale, l’achat d’équipements de protection individuelle et d’autres fournitures médicales, ainsi que le programme spécial Covid-19 de la Caisse d’assurance-chômage (UIF).

«La lutte contre la pandémie du coronavirus exerce d’énormes pressions sur les capacités et les ressources financières du pays. Nous sommes donc résolus à lutter contre la dilapidation et la mauvaise gestion des fonds publics», a-t-il dit.

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