L’Afrique du Sud risque de faire face à une 3ème vague de la pandémie de Covid-19 en hiver, ont mis en garde jeudi des experts sud-africains.

«L’épidémiologie suggère qu’une troisième vague se produira en juin et juillet de cette année, qui correspond à la saison d’hiver en Afrique du Sud», a déclaré le Pr Saloshni Naidoo, chef du département de médecine de la santé publique à l’Université du KwaZulu-Natal.

Il a expliqué que «s’il y a plus de variantes et si elles sont plus transmissibles comme nous l’avons vu avec la variante 501Y.V2, alors la troisième vague peut être plus sévère que celles précédentes».

Pour sa part, le Dr Aquina Thulare, conseiller technique du département de la Santé, estime qu’une troisième résurgence des infections à la Covid-19 était inévitable. «Nous avons vu d’autres pays d’Europe, d’Asie et des États-Unis subir une troisième vague et nous prévoyons la nôtre», a-t-il déclaré à la presse.

«Actuellement, le virus est imprévisible et il y a beaucoup à apprendre, mais ce que l’on sait, c’est que la troisième vague et là», a-t-il dit, relevant que les problèmes d’immunité collective sont étroitement liés au comportement du virus.

Le Pr Salim Abdool Karim, coprésident du Comité consultatif ministériel de la Covid-19, est catégorique à ce sujet : la troisième vague frapperait le pays entre juin et juillet de cette année.

«En nous inspirant de l’expérience et des informations recueillies tout au long de l’apparition de la Covid-19 dans le pays, nous savons qu’une troisième vague se produira et qu’elle frappera durant les mois de juin et juillet».

Et d’ajouter qu’entre mai et juin, «nous prévoyons de découvrir de nouvelles variantes. La plus grande crainte est que les nouvelles variantes muteraient pour contourner la vaccination qui saperait tous nos efforts».

La compagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé mercredi en Afrique du Sud, après l’arrivée des premières doses du vaccin américain «Johnson & Johnson».

La première dose du lot de 80.000 vaccins, arrivé mardi soir, a été administrée à une infirmière en maternité de l’hôpital de Khayelitsha, un des plus grands townships de la ville du Cap, au sud-ouest de l’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud avait reçu il y a dix jours son premier million de doses du vaccin Astra Zeneca et devait commencer à administrer des piqûres aux travailleurs de la santé au milieu du mois. Mais les données préliminaires d’une étude suggèrent que le vaccin Astra Zeneca n’offre qu’une “protection minimale contre les maladies légères à modérées” causées par la variante en Afrique du Sud.

Le pays a enregistré jusqu’à présent plus de 1,5 million de cas de coronavirus, dont 50.000 morts.

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