L’Afrique du Sud court le risque d’une crise de la dette, car ses emprunts avaient atteint des niveaux insoutenables et devaient être réduits, a indiqué jeudi le ministre des Finances, Tito Mboweni.

Le Budget à moyen terme révélé le mois dernier par le gouvernement prévoit que les passifs du pays atteindront un sommet de 95,3% du Produit intérieur brut (PIB) au cours de l’exercice 2026, a-t-il dit, notant que les retombées de la pandémie de coronavirus ont réduit les recettes fiscales.

Le ministre a de même expliqué que l’amélioration des finances du gouvernement dépendra du gel des salaires de 1,3 million de fonctionnaires pour les trois prochaines années, proposition que les syndicats ont rejetée.

Le Congrès des syndicats sud-africains, le plus grand groupe ouvrier du pays, a averti qu’il pourrait retirer son soutien électoral au Congrès national africain au pouvoir si les propositions salariales ne sont pas révisées.

Commentant cette situation, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré à une chaine de télévision que le gouvernement sud-africain fera tout pour remettre sur les rails ses finances tendues et éviter une crise de la dette souveraine.

«Je suis certain que nous serons en mesure de réduire nos niveaux d’endettement et d’éviter une crise de la dette», a-t-il déclaré à Bloomberg TV. Et d’ajouter qu’«un pays qui a besoin de croître doit réduire sa dette».

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