De nouvelles négociations marathon ont débuté jeudi, au lendemain de la démission du gouvernement, pour trouver un Premier ministre qui obtienne la confiance du Parlement d’ici septembre, faute de quoi la Tunisie devra encore organiser des législatives.

Après la démission d’Elyes Fakhfakh, fragilisé par une affaire de conflits d’intérêts, c’est au président Kais Saied que revient la lourde tâche de désigner dans les dix jours un candidat. Ce dernier aura ensuite un mois pour rassembler une majorité au sein d’un Parlement profondément fragmenté.

Cela augure d’une nouvelle série de pourparlers ardus, cinq mois après la formation laborieuse du gouvernement sortant.

La Tunisie, qui a pris avec succès des mesures drastiques pour circonscrire la pandémie de coronavirus, est frappée de plein fouet par les retombées économiques et sociales de la fermeture des frontières.

Des milliers d’emplois sont sur la sellette alors que la population est déjà exaspérée par le manque de perspectives dans un pays où le taux de chômage officiel dépasse les 30% dans certaines régions et parmi les jeunes.

 

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