La Troïka occidentale, qui comprend les États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège, s’est félicitée lundi de l’accord de paix entre le Front révolutionnaire soudanais (FRU) et le gouvernement de transition dirigé par des civils, le qualifiant de “première étape d’un long processus visant à rétablir l’espoir et la stabilité pour les communautés touchées par le conflit au Soudan”.

Dans un communiqué conjoint, la Troïka estime que l’accord “jette les bases d’une paix et d’une stabilité durables au Darfour et dans d’autres régions touchées par le conflit, ce qui est essentiel pour la transition démocratique du Soudan”.

“Nous reconnaissons les concessions faites par tous pour faire aboutir ces négociations et appelons toutes les parties à mettre en œuvre l’accord de bonne foi, dans le même esprit de partenariat et de compromis, et d’une manière qui complète les pourparlers en cours avec d’autres groupes”, indique le communiqué.

Par ailleurs, la Troïka “exhorte le Mouvement de libération du peuple soudanais-Nord-Abdelaziz al-Hilu et le Mouvement de libération du Soudan-Abdulwahid Al Nur à tirer parti de cette réalisation et à engager des négociations sérieuses avec le gouvernement soudanais afin de tenir la promesse d’une paix globale”.

“Tous les Soudanais ont le droit de vivre en paix et de jouir des mêmes privilèges et responsabilités. Seul un processus national pleinement inclusif peut aborder des questions fondamentales relatives à l’identité de l’État”, peut-on lire dans le communiqué.

La récente recrudescence de la violence dans les États du Darfour, du Kordofan du Sud et du Nil Bleu et à Port Soudan met en évidence les défis à relever pour parvenir à une paix durable, fait observer la Troïka.

“Nous demandons instamment au gouvernement et à ses partenaires de créer la Commission de la paix et le Conseil législatif de transition et de commencer à instaurer une administration et une justice responsables dans tout le Soudan”, souligne le communiqué.

Le gouvernement de Khartoum et les représentants de six mouvements armés ont paraphé, lundi à Juba, capitale du Soudan du Sud, un accord de paix qui comprend l’octroi de l’autonomie aux régions du Nil bleu et du Kordofan du Sud, à condition que les ressources et les revenus des deux régions soient divisés par 60% pour l’autorité fédérale et 40% pour la zone locale.

Qualifié d’historique, l’accord fixe une période de 39 mois pour mettre fin à la fusion et à la démobilisation des forces affiliées aux mouvements armés, dans le cadre de plusieurs mesures contenues dans les dispositifs de sécurité.

L’accord stipule aussi que les mouvements armés devront à terme être démantelés et leurs combattants rejoindre l’armée régulière, qui sera réorganisée pour être représentative de toutes les composantes du peuple soudanais.

Les négociations pour la paix, priorité du nouveau gouvernement soudanais après la destitution par l’armée, en avril 2019, de l’ex président Omar el-Béchir, ont débuté en novembre à Juba.

 

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