Depuis quelques années, la montre connectée, devenue tendance, attire toutes les grandes marques comme Apple, Samsung ou encore Facebook, au point de concurrencer l’horlogerie classique grâce à des caractéristiques et capteurs qui ne cessent de se développer. L’atout majeur étant l’e-santé.

Et cet engouement pour la smartwatch se traduit en chiffres. Près de 100 millions unités ont été vendues dans le monde en 2020, dont 29 millions rien que pour l’Apple Watch, selon l’IDC (firme mondiale de renseignements sur les marchés).

Personne n’y croyait mais c’est un fait. La marque à la pomme est incontestablement le leader du segment des smartwatches et représente une réelle concurrence pour l’industrie horlogère, d’ailleurs plusieurs experts essaient de comprendre la raison de ce succès.

Plusieurs compagnies se sont lancées bien avant pour produire leurs smartwatches comme Samsung, Sony, Qualcomm entre autres, mais leurs produits n’ont intéressé que certains geeks et des sportifs désireux de mesurer leurs performances.

Le succès d’Apple, dès son entrée de jeu en 2015, était surtout dû à son message, un triptyque facile à expliquer: l’Apple Watch va dire l’heure, communiquer et mesurer les efforts physiques.

Apple a vendu, il y a deux ans, plus de montres que toute l’industrie horlogère suisse. Alors que juste quatre ans plus tôt, l’entreprise californienne n’en fabriquait pas une.

Le succès produit par Apple a tellement été considérable qu’il a poussé la haute horlogerie à créer ses propres montres intelligentes de luxe, dont Louis Vuitton, TAG Heuer et Montblanc.

Mais il n’y a pas que le monde de l’horlogerie qui s’y met. Selon un rapport de The Information, Facebook travaille activement à la mise au point d’une montre connectée.

“Ne rater aucune notification, répondre aux appels sans sortir son téléphone, surveiller sa santé etc. ce sont quelques-uns des innombrables points forts de ces smartwatches”, confie à la MAP, Nadia, propriétaire d’une Apple watch.

Mais l’atout majeur de ces montres est mis en lumière en 2018, lorsque l’Apple Watch introduit l’électrocardiogramme (ECG) poussant ainsi ses concurrents, comme Arman et Fitbit, à intégrer la mesure de la fréquence cardiaque dans leurs montres.

En effet, le processus ECG permet de savoir si les cavités supérieures ou inférieures de votre cœur ne sont pas synchronisées et de vous alerter au cas d’un problème.

Dans une déclaration similaire, Malika explique dans ce sens que sa montre Apple l’a averti que sa fréquence cardiaque était trop élevée. Après sa visite aux soins d’urgence, elle a reçu un diagnostic d’hyperthyroïdie.

Ces nouvelles montres intelligentes devraient simplement aider à identifier les problèmes que vous pourriez soupçonner en fonction de la lecture de la montre. Il s’agit d’un processus en deux étapes. Lorsque la montre signale un problème possible et que le médecin étudie plus en détail.

Mais il n’y a pas que l’ECG qui se démarque chez les smartwatches, les dernières versions disposent aussi de la VO2max pour calculer la consommation maximale d’oxygène qui permet de connaître les performances de la personne en termes d’endurance et du SpO2 qui mesure le taux d’oxygène circulant dans le sang et décèle ainsi d’éventuelles carences en oxygène. Un élément qui est particulièrement intéressant, surtout au temps du Covid, puisque l’un des symptômes du virus est une baisse du niveau d’oxygène dans le sang.

Ces fonctionnalités sont disponibles sur les dernières versions de l’Apple Watch, Samsung Galaxy Watch, la Huawei Watch etc. mais ne sont actuellement pas disponibles dans toutes les zones géographiques.

La smartwatch, grâce à ces nouvelles fonctionnalités, n’est plus seulement un tracker de performance pour les sportifs mais aussi un moniteur de santé destiné à tout type de consommateur. Mais cela ouvre une foule de nouvelles questions : La smartwatch est-elle utilisée à bon escient?

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