Le décret relatif à la régularisation de la situation des infirmiers diplômés de l’Etat sera soumis prochainement au Conseil de gouvernement, a affirmé le ministre de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun.

“Le décret relatif à la régularisation de la situation des infirmiers diplômés de l’Etat et titulaires de diplômes Bac+2 a été signé le 26 août 2020 et sera présenté au Conseil de gouvernement dans les prochains délais”, a indiqué M. Benchaâboun, mercredi à Rabat en réponse aux interventions des membres de la Commission des finances et du développement économique à la chambre des représentants, lors de la discussion générale du Projet de loi de finances (PLF-2021).

Le ministère de l’Economie et des Finances “n’est pas un réfrigérateur pour les décrets financiers”, a-t-il martelé, précisant qu'”aucun décret sur la régularisation de la situation financière des fonctionnaires de l’Etat n’est à l’examen actuellement”.

M. Benchaâboun est revenu par ailleurs sur la pétition pour permettre aux titulaires de doctorats non-fonctionnaires de participer aux concours de recrutement organisés dans le cadre des postes budgétaires ouverts aux docteurs-fonctionnaires pour accéder au grade de professeur-assistant de l’enseignement supérieur.

A cet égard, le ministre a affirmé que les postes budgétaires créés dans ce cadre sont consacrés uniquement aux fonctionnaires pour régulariser leur situation dans le cadre du budget du secteur de l’enseignement supérieur, contre la suppression du même nombre de postes dans leurs départements d’origine.

Ainsi, il ne s’agit pas de la création de postes supplémentaires, a-t-il précisé, assurant que ladite pétition est en cours d’examen par les services du ministère.

Par ailleurs, le ministre a évoqué les stratégies sectorielles comme le “Plan Maroc Vert” et le “Plan d’Accélération Industrielle”, faisant observer que le Maroc a réalisé d’importants acquis grâce au lancement de ces stratégies, que ce soit en termes de création d’emplois, de promotion des investissements ou de restructuration de la balance commerciale et de l’économie nationale dans son ensemble.

Ainsi, l’évaluation objective, a-t-il ajouté, nécessite de s’arrêter sur ce qui n’a pas été réalisé en termes d’objectifs et de tirer des leçons afin que la nouvelle génération de stratégies réponde aux orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui a appelé dans le discours du Trône à réorganiser les priorités et à jeter les bases d’une économie solide, compétitive et plus inclusive.

Pour ce qui est des taux de réalisation des investissements publics, M. Benchaâboun a fait état de progrès tangibles au cours des dernières années, notant que le taux de réalisation des investissements du budget général de l’État a atteint 78% à la fin de 2019, et 72% pour les Etablissements et entreprises publics (EEP).

A fin septembre, le taux de réalisation des investissements du budget général de l’État s’est élevé à environ 54% , alors que celui des EEP a atteint 49%, a-t-il poursuivi.

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