La Russie a proposé aux États-Unis et à l’OTAN de signer un moratoire sur le déploiement de missiles à moyenne et à courte portée, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Sergey Ryabkov.
Ce moratoire serait comparable à celui annoncé par le président russe Vladimir Poutine, signifiant que tant que Washington ne déploie pas ces équipements dans certaines régions du monde, alors Moscou s’abstiendra aussi de le faire » a souligné le diplomate dans une interview à l’Agence de presse russe TASS.
Il a par ailleurs souligné que le retrait des États-Unis du traité sur les missiles nucléaires à courte et à moyenne portée INF, effectif à partir du 2 août, est « le reflet de la volonté de Washington de supprimer un certain nombre d’accords majeurs dans le domaine du contrôle des armements », ajoutant que cela « conduira à une plus grande instabilité stratégique».
Affirmant que la stratégie de confrontation et les perspectives de déchaîner une nouvelle course aux armements constituent une « profonde erreur », M. Ryabkov a rappelé que la Russie a « souvent mis en garde les États-Unis quant aux conséquences de ses décisions et a appelé à la reprise du dialogue pour éliminer ces préoccupations ».
Le président américain Donald Trump avait annoncé le 2 février dernier le retrait des États-Unis du traité INF, qui abolit l’usage des missiles d’une portée de 500 à 5000 km, avant que la Russie annonce le 3 février par la voix du président russe Vladimir poutine leur retrait du même accord.

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