Les positions de la Russie et du Japon sur la signature d’un traité de paix sont encore divergentes de manière significative, a affirmé mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Igor Morgulov.

“Je ne m’attendais pas à des percées car le processus de négociations est long. Il est évident que cela prendra beaucoup de temps. Alors que les positions des parties divergent considérablement, nous poursuivrons le dialogue avec le Japon pour parvenir à une solution mutuellement acceptable”, a indiqué le diplomate russe dans une conférence de presse.

M. Morgulov a également souligné qu’il tiendrait la semaine prochaine des consultations avec ses homologues japonais pour traiter de la reprise du dialogue bilatéral pour la signature d’un traité de paix qui devrait notamment porter sur la décision de Moscou d’installer des constructions militaires dans les îles Kouriles qui font l’objet d’un différend territorial entre les deux pays.

Il a, dans ce sens, noté que la question des constructions militaires russes dans les îles Kouriles n’a “rien à voir avec les négociations d’un traité de paix” mais a trait à des projets de Moscou visant à sécuriser son territoire.

La Russie abordera également lors de ces consultations d’autres questions relatives à ses préoccupations de sécurité liées notamment aux activités de l’alliance militaire américano-japonaise, a ajouté M. Morgoulov.

Le président russe, Vladimir Poutine, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, devraient tenir une réunion, le 5 septembre, en marge du Forum économique de l’Est à Vladivostok pour examiner les perspectives de signature du traité de paix entre les deux pays.

Le seul frein à la conclusion d’un traité de paix entre la Russie et le Japon est la propriété des quatre îles Kouriles annexées par l’ex-Union soviétique à l’issue de la Seconde Guerre mondiale et qui sont revendiquées par le Japon.

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