L’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne ont réitéré leur appui à la mise en oeuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, «unique voie pour le retour à une paix durable» dans ce pays.

Dans un communiqué publié au terme d’une mission conjointe en République centrafricaine du 4 au 7 octobre courant, l’UA, l’ONU et l’UE appellent toutes les parties prenantes à respecter scrupuleusement leurs engagements pris au titre de l’Accord et exhorte tous les groupes armés à déposer immédiatement les armes, à mettre un terme aux violences visant la population civile, à démanteler les barrières illégales et à privilégier le dialogue et la concertation, ainsi que les mécanismes de règlement de différends prévus dans l’Accord.

La mission conjointe engage toutes les parties à garantir l’opérationnalisation rapide des mesures de sécurité transitoires, notamment les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) ainsi que le désarmement et la démobilisation des groupes armés. Elle encourage également l’adoption rapide des projets de lois essentielles à la pleine mise en œuvre de l’Accord et à la tenue des prochaines élections.

Elle encourage par ailleurs la population centrafricaine, y compris les parties signataires et non signataires, les acteurs politiques, la société civile et les associations de femmes et de jeunes, à continuer de soutenir la mise en œuvre de l’Accord qui reste l’unique voie pour le retour à une paix durable sur l’ensemble du territoire, lit-on dans ce communiqué.

La mission conjointe réaffirme en outre la détermination de la communauté internationale à s’opposer à toute remise en cause de l’Accord dans lequel le peuple centrafricain a tant investi et qui répond à ses aspirations en matière de paix, de sécurité, de justice, et de réconciliation nationale, tout en rappelant que toute entrave à la mise de l’Accord expose ses auteurs à des sanctions.

Elle se félicite des progrès réalisés dans la restauration de l’autorité de l’Etat, notamment avec l’installation de tous les Préfets dans les 16 préfectures, de la majorité des sous-préfets, des Comités techniques de sécurité (CTS), des Comités de mise en œuvre préfectoraux (CMOP), ainsi que du déploiement progressif des Forces de défense et de sécurité.

La mission conjointe, tout en prenant note des progrès réalisés à ce jour avec une baisse sensible des violences depuis la signature de l’Accord de paix, a exprimé sa préoccupation face aux actes hostiles qui continuent d’être perpétrés dans le pays.

La mission appelle l’ensemble de la communauté internationale à continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires et de développement, essentiels pour permettre à la population de bénéficier des dividendes de la paix qui commencent à se concrétiser sur le terrain.

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