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La Premier League s’apprête à redémarrer mercredi sous le signe du coronavirus qui a bouleversé sa saison et son organisation sanitaire. Mais derrière Liverpool, à qui un premier titre depuis 30 ans tend les bras, les enjeux sportifs sont bien réels.

Avec 25 point d’avance à 9 journées de la fin sur Manchester City, qui a un match en retard, Liverpool a une main et demi sur le trophée convoité depuis 1990.

Le semblant d’incertitude ne devrait guère durer, la trêve forcée en raison du coronavirus ayant permis de ménager les hommes de Jürgen Klopp qui marquaient le coup physiquement début mars.

Même si City réalisait un sans-faute, six points suffiraient au bonheur des Reds qui pourraient être titrés dès leur reprise dimanche contre Everton en cas de défaillance de leur dauphin mercredi contre Arsenal (21h15/19h15 GMT).

S’il s’assure le titre lors de ses trois premiers matches, Liverpool deviendra d’ailleurs le champion anglais le plus précoce de l’histoire.

Éliminés en Ligue des Champions et en Coupe d’Angleterre, privés de célébrations collectives par le huis clos généralisé et les interdictions de rassemblements près du stade, il ne resterait au Reds qu’une chasse aux records pour épicer la fin de saison.

Avec 82 points au compteur, le record absolu de 100 points sur une saison, établi en 2017-2018 par City, semble dans leurs cordes, de même que celui du plus gros écart avec le 2e, qui date de la même saison (19 pts).

Avec 27 victoires en 29 matches, dont 15 à domicile et 12 à l’extérieur, les Reds peuvent marquer l’histoire dans ces trois catégories dont les références sont actuellement de 32, 18 et 16.

Si le suspense est éventé pour le titre, la course à la Ligue des Champions demeure très ouverte.

Elle reste en partie suspendue à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), qui décidera début juillet s’il annule ou confirme l’exclusion de Manchester City des compétitions européennes pour violation des règles du Fair-Play Financier.

Une sanction contre les Citizens, pratiquement promis au podium avec leurs 57 points, soit 8 de mieux que Chelsea (4e), rendrait la 5e place qualificative pour la C1.

Cela renforcerait considérablement les chances de Leicester, 3e avec 53 points et des Blues.

Mais, derrière, la foire d’empoigne serait épique puisque 6 unités séparent Manchester United (5e, 45 pts) de Crystal Palace (11e, 39 pts), avec Wolverhampton, Sheffield United, Tottenham, Arsenal et Burnley intercalés.

Ayant récupéré des blessés et non des moindres – Son Heung-min et Harry Kane, d’un côté, Marcus Rashford et Paul Pogba de l’autre – pendant la trêve, Tottenham et Manchester United, qui s’affrontent pour la reprise vendredi soir, semblent les mieux armés sur le papier.

Loin des ors des compétitions continentales, les derniers matches de la saison décideront aussi du nom des équipes qui, en plus d’être frappées financièrement par le Covid-19, retomberont dans la bien moins lucrative Championship (D2).

Norwich, Aston Villa et Bournemouth occupent actuellement les trois places maudites, mais les Villans ont un match en moins, disputé mercredi contre Sheffield United (19h00/17h00 GMT).

Watford et West Ham, qui ne sont hors de la zone rouge qu’à la faveur d’une moins mauvaise différence de buts, et Brighton, qui n’a qu’une avance de 2 points sur le 18e, appréhendent cette reprise où ils ont tout à perdre

Si l’on se fie au classement moyen des adversaires qu’il reste à jouer, Bournemouth a le parcours le plus dur de toute la Premier League, alors qu’ils restaient sur 7 défaites lors des 10 dernières journées.

Norwich a le calendrier le moins relevé parmi les mal classés, mais les 6 points de retard sur le maintien semblent compliqués à reprendre en 9 journées quand Chelsea et Manchester City sont au programme… Tout reste à jouer!

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