L’Ambassadeur du Maroc au Portugal, Othmane Bahnini, a exposé, jeudi à l’Institut de la Défense Nationale à Lisbonne, les grandes lignes de la politique étrangère du Royaume, en présence d’éminentes personnalités civiles et militaires.

M. Bahnini a présenté tout d’abord les déterminants de la politique étrangère qui tiennent leur origine de l’histoire séculaire du Maroc, de son identité plurielle, des réformes audacieuses voulues et engagées par SM le Roi Mohammed VI et de son interaction positive avec les facteurs exogènes.

Il a également exposé la politique du Royaume en Afrique qu’il a qualifiée de nouvelle et revigorée grâce à la vision clairvoyante du Souverain. Une politique dynamique, centrée sur le co-développement, la prospérité commune et des solutions africaines aux problèmes africains. Le diplomate n’a pas manqué d’évoquer les projets structurants et intégrateurs initiés par le Maroc, tel que le projet de gazoduc Atlantic ou les usines d’engrais réalisées au Nigeria et en Éthiopie.

La politique étrangère du Royaume en Afrique, a enchaîné l’ambassadeur, fut marquée par un appui résolu et solidaire à la lutte pour la libération des pays africains et par la consolidation de l’unité africaine, le Maroc étant fondateur de l’Organisation de l’Union africaine.

Aujourd’hui, a-t-il ajouté, “nous pensons qu’il ne saurait y avoir une Afrique forte et unie sans une coopération sud-sud inter-africaine décomplexée. L’enjeu de la politique africaine du Maroc est d’accompagner les évolutions et les transformations de son continent, dans un esprit de solidarité agissante, destiné à répondre aux défis qui dessinent l’Afrique de demain et aux besoins de ses populations”.

Pour ce qui est de la question du Sahara marocain, M. Bahnini a rappelé les étapes par lesquelles est passé ce conflit artificiel.

Il a rappelé, dans ce contexte, l’Initiative d’autonomie présentée par le Maroc, qui a été qualifiée de sérieuse et crédible par la communauté internationale, visant le règlement définitif de ce conflit.

De même qu’il a apporté des précisions qui discréditent les thèses des détracteurs du Royaume, notamment au sujet de l’exploitations des ressources naturelles, de la notion de puissance occupante ou du référendum.

Concernant les rapports maroco-arabo-musulmans, il a fait savoir que le Maroc considère le monde arabo-musulman comme un cercle d’appartenance collectif au sein duquel il souhaite jouer un rôle de médiateur dans les conflits et de porte-parole à l’international.

Les efforts soutenus de la diplomatie marocaine convergent dans ce sens, militant en faveur des causes justes de la Nation arabe, notamment le droit du peuple palestinien à instaurer son propre Etat indépendant, viable et souverain, l’appui et le soutien aux efforts et initiatives contribuant à asseoir la paix et la sécurité et le respect de la souveraineté des Etats et de leur intégrité territoriale, a-t-il expliqué.

Evoquant l’implication du Maroc dans les organisations régionales et internationales, M. Bahnini a relevé que face à une mondialisation accélérée et à la multiplication des défis multidimensionnels nécessitant des approches et des réponses collectives, le Maroc est conscient que ces organisations sont le cadre approprié pour une gouvernance mondiale juste, équitable et inclusive qui répond aux attentes des citoyens, et se trouve de ce fait pleinement engagé dans cette approche, devenant au fil des ans un acteur majeur dans les dossiers les plus cruciaux auxquels les pays se trouvent confrontés.

Conscient de ces enjeux, le Royaume du Maroc est aujourd’hui à l’avant-garde de thèmes comme la migration, la lutte contre le terrorisme, le développement durable et les énergies propres, le dialogue des cultures et la tolérance, et en fait une priorité de son action et de sa diplomatie, a-t-il ajouté.

En matière de promotion du dialogue et de tolérance, le Maroc s’est toujours distingué, sur le plan international, par le respect des valeurs d’éthique, de mesure et de pondération, lesquelles reflètent la personnalité que le Maroc s’est forgée à travers sa longue histoire fondée sur la tolérance, la culture de la concorde, l’entente et la coexistence entre les nations et les peuples, a relevé le diplomate.

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