Alors que les pays européens prennent à pas comptés le chemin de la normalisation, la pandémie du coronavirus flambe en Amérique latine.

Quatre pays (Brésil, Pérou, Chili, Mexique) figurent ainsi parmi les dix ayant recensé le plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, a indiqué lundi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

“Clairement, la situation dans de nombreux pays d’Amérique latine est loin d’être stabilisée”, a souligné Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire de l’OMS.

“Il y a eu une augmentation rapide de cas et ces systèmes (de santé) sont sous pression”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève, se montrant très inquiet également pour Haïti.

Au Brésil, géant de 210 millions d’habitants où le bilan frôle les 30.000 morts, les mesures de confinement ou au contraire de déconfinement y sont prises en ordre dispersé selon les Etats ou les villes. Et le président Jair Bolsonaro appelle régulièrement à la levée des restrictions pour préserver l’économie et l’emploi.

A Rio de Janeiro, la municipalité a ainsi annoncé lundi un plan de retour graduel à l’activité dont les premières mesures entrent en vigueur mardi. Les cérémonies religieuses peuvent reprendre et les sports nautiques individuels, comme le surf ou la natation, sont à nouveau autorisés sur les kilomètres de plages de la “Ville merveilleuse”. Mais personne ne pourra rester sur le sable.

L’Etat de Sao Paulo, premier foyer de coronavirus du Brésil mais aussi sa locomotive économique, a commencé à engager prudemment lundi un plan graduel de déconfinement.

D’autres pays latino-américains continuent de voir une expansion de la maladie. A Mexique, le bilan a franchi lundi le seuil des 10.000 morts alors même que le pays amorce lui aussi la reprise de son activité économique.

Le Pérou a dépassé lundi les 170.000 cas confirmés et les 4.600 décès, ce qui met au bord de l’effondrement le système de santé de ce pays de 33 millions d’habitants. Le pays fait notamment face à une pénurie d’oxygène.

“Certains hôpitaux demandent (aux familles des patients) d’apporter leur propre oxygène, parce que malheureusement il n’y en a pas assez pour tous les malades”, a raconté sur une chaîne de télévision le doyen du conseil de l’Ordre des médecins de Lima, Juan Astuvilca.

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