La ligue des États Arabe a souligné la nécessité de conjuguer les efforts internationaux pour sauver le Yémen d’un sort “horrible”.

“La situation humanitaire au Yémen pourra s’aggraver davantage si le monde n’assume pas sa responsabilité, notamment avec l’arrivée à échéance d’un certain nombre de programmes des organisations relevant des Nations unies, dont l’UNICEF, à cause du manque du financement, a averti, dans un communiqué, le Secrétaire général de la ligue, M. Ahmed Abou El Gheit.

La Conférence des donateurs, tenue le 02 juin, n’a pas réussi à combler totalement le manque de financement. Les états n’ayant pu fournir que 637 millions de dollars, soit moins de la somme promise, précise le communiqué, ajoutant que 80% des habitants du Yémen dépendent des aides pour survivre.

Le Yémen, poursuit la même source, constitue ainsi la plus grande crise humanitaire au monde, puisqu’il fait face à la pandémie de la Covid-19, en plus d’autres épidémies comme le Malaria, la dengue ou encore le choléra qui a touché des centaines de milliers d’habitants.

Abou El Gheit a également indiqué que le Yémen fait face à ces défis de taille avec des ressources très faibles au niveau du secteur de la santé, tandis que des millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement, qui constituent les bases de la santé publique.

Le 2 juin dernier, l’Organisation des Nations-Unies avait appelé à un financement urgent de 2,4 milliards de dollars pour l’aide humanitaire au Yémen, plongé depuis plus de cinq ans dans un conflit armé meurtrier qui a amené ce pays du sud de la péninsule arabique au bord du gouffre.

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