La performance des femmes militaires, la qualité des soins médicaux prodigués et le respect de l’environnement sont des facteurs qui contribuent énormément au maintien de la paix dans les zones de conflits, ont souligné, mercredi à Agadir, les participants à un séminaire sur l’amélioration des performances des contingents dans le cadre d’une mission onusienne.

La participation de la femme aux opérations de maintien de la paix au sein des pays contributeurs de troupes et de police de l’ONU a un impact positif aussi bien sur la performance des contingents qu’auprès de la population locale, ont relevé les intervenants, mettant en exergue son rôle dans l’encouragement du personnel masculin chargé des opérations de la paix à assumer davantage de responsabilité.

Lors de sa mission, la femme militaire œuvre à réduire les conflits et à véhiculer les valeurs de tolérance et du respect des droits de l’homme, ont-ils poursuivi, tout en se félicitant de la qualité de la communication et du sens de l’écoute qu’elle est capable de faire asseoir notamment auprès des jeunes filles victimes d’abus sexuels ou de violence au moment d’un conflit.

En plus du rôle de la femme dans le théâtre des opérations onusiennes, les panélistes se sont attardés, également, sur l’importance de l’amélioration des performances dans le domaine médical, regrettant le manque de personnel spécialisé dans les premiers secours, les maladies cardiovasculaires et le stress post-traumatique.

Les personnalités militaires, ayant discuté de ce sujet, ont déploré le manque de matériel de réanimation, considérant l’absence d’un plateau médico-technique sur le théâtre des opérations comme un danger qui met en péril plusieurs vies.

A cet égard, des médecins militaires ont rappelé le concept de “l’heure de l’or”, outre le rôle des évacuations héliportées dans la présentation des soins nécessaires au moment opportun.

Sur un autre registre, ces responsables n’ont pas manqué de souligner l’impératif du respect de l’environnement lors des missions. “En cas de risques, un plan d’atténuation est immédiatement mis en oeuvre”, ont-ils rassuré.

Les théâtres des opérations sont soumis en permanence à une évaluation des eaux usées et des déchets solides, en vue de garantir un risque minimum des missions de l’ONU sur les écosystèmes, ont-ils précisé.

De même, les soldats de la paix veillent à laisser un “héritage positif” au terme de leurs missions, à travers la réduction, notamment, de la consommation de la climatisation, la plantation d’arbres, la mise en place d’un système de tri de déchets et d’un incinérateur pour les déchets médicaux.

Tenu dans la cadre de la mise en place des Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, ce séminaire a été marqué, lors de sa séance d’ouverture, par des allocutions de circonstance du Général de corps d’armée, commandant la Zone Sud, El Farouk Belkhir, du chef de la division ONU au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Amine Chabi, ainsi que du représentant de l’ONU, le Général de division Hugh Van Roosen.

Ce conclave offre une plateforme aux discussions et permet d’examiner les procédures mises en place par l’ONU pour le contrôle des performances des différentes composantes des Opérations de maintien de la paix (OMP).

Il porte aussi sur les procédures et les mesures de contrôle et d’amélioration des performances du personnel, du matériel et du soutien des contingents des pays contributeurs de troupe et de police, ainsi que sur les questions d’environnement dans les opérations de paix.

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