La Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) a tenu, vendredi à Rabat, une réunion avec une délégation du parti du Progrès et du socialisme (PPS), présidée par son secrétaire général, Mohamed Nabil Benabdallah, pour écouter sa vision du nouveau modèle du développement à la lumière de la pandémie de Covid-19.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle série de séances d’écoute et de consultations de la commission avec différents acteurs afin de renforcer son approche participative visant l’élaboration conjointe du modèle de développement, en tenant compte des répercussions de la propagation du nouveau coronavirus.

Dans ce sillage, le secrétaire général du PPS a indiqué, dans une déclaration à la MAP, que la réunion d’aujourd’hui, la deuxième du parti avec la CSMD, a pour but de discuter des répercussions socio-économiques et politiques de la pandémie et des mesures à suivre pour y faire face.

A cet égard, il a rappelé que le parti avait auparavant soumis un document sur le sujet contenant des propositions en vue donner un nouveau souffle à l’économie nationale en cette période difficile.

Les propositions du parti ont porté sur plusieurs axes, notamment la réalisation d’un programme de promotion économique, la lutte contre la précarité et la pauvreté, l’exécution de la justice sociale, la promotion de la culture ainsi que que l’application des principes et exigences de la constitution et de la démocratie.

Ainsi, M. Benabdallah s’est arrêté sur le rôle central de l’État dans le développement et la relance économique, particulièrement la promotion de l’investissement public, l’adoption d’approches financières, budgétaires et fiscales renouvelables et flexibles, le soutien de l’entreprise nationale et la préservation des emplois dans le cadre d’une charte sociale, ainsi que la réalisation d’un nouveau positionnement de l’économie marocaine et la mise à profit de ses atouts dans les métiers du futur.

Il a également souligné l’importance d’élargir la couverture médicale, de qualifier les groupes vulnérables, d’investir dans l’école publique, la formation professionnelle et la recherche scientifique, d’améliorer la qualité de la santé publique, ainsi que d’investir dans la culture, la créativité et la promotion de la jeunesse.

Sur le plan politique, la phase actuelle nécessite de s’élever au niveau de la constitution et de mettre en œuvre ses dispositions, de renforcer la gouvernance et le rôle des institutions et de la régionalisation, ainsi que d’élargir le domaine des libertés et des droits, a-t-il fait savoir.

La commission devra tenir ultérieurement des séances avec d’autres instances politiques qui ont souhaité présenter leurs propositions et leur vision concernant le nouveau modèle de développement à la lumière de la conjoncture actuelle au niveau national et international.

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