L’activité économique enregistrerait une baisse de 5,5% au quatrième trimestre 2020, en variation annuelle, au lieu d’une hausse de 2,3% à la même période de l’année précédente, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution tient en compte un abaissement de 5,2% de la valeur ajoutée hors agriculture et d’une contraction de 5,8% de celle de l’agriculture, indique le HCP qui vient de publier sa note de conjoncture du T3 et perspectives pour le T4.

Les activités hors agriculture devraient poursuivre leur tendance baissière, au quatrième trimestre de cette année, affichant un repli de 5,2%, au lieu de 9% au troisième trimestre, relève la même source, notant que dans le secteur secondaire, la baisse de la valeur ajoutée se situerait à 5,3%. L’activité industrielle poursuivrait son rétablissement et celle de la construction se redresserait légèrement, mais seraient toujours pénalisées par une demande peu dynamique.

Dans le secteur tertiaire, l’activité poursuivrait sa reprise modérée dans le commerce, le transport interurbain et la restauration, alors qu’elle resterait relativement dynamique dans les services non marchands, notamment sociaux et de santé. Dans l’ensemble, le secteur contribuerait pour -2,8 points à l’évolution du PIB.

Quant aux activités agricoles, leur valeur ajoutée poursuivrait son repli au rythme de 5,8%, en variation annuelle, amputant la croissance économique globale de 0,7 point, précise la note, ajoutant que l’essentiel de cette baisse serait imputable à la contraction de la production végétale, alors que celle des filières animales connaîtrait une légère accélération avec des perspectives de reprise de la production avicole.

La demande intérieure poursuivrait, pour sa part, son redressement progressif modéré, fait savoir la note, soulignant que la baisse des dépenses des ménages s’atténuerait, sous l’effet d’une légère reprise des achats de biens durables. Les dépenses de restauration et de transport progresseraient également, par rapport au troisième trimestre mais à un rythme moindre.

Dans l’ensemble, la consommation domestique fléchirait de 7,9%, alors que les dépenses en services non marchands, particulièrement sociales, resteraient relativement dynamiques, situant la hausse de la consommation publique à 5,7%. L’effort d’investissement resterait relativement modéré, notamment dans les produits industriels et de construction et sa reprise serait lente et progressive.

Pour ce qui est la demande mondiale adressée au Maroc, la note fait savoir qu’elle resterait relativement atone et serait tributaire de l’évolution des importations de ses principaux partenaires commerciaux européens. Elle s’améliorerait de 0,5% au quatrième trimestre 2020 par rapport au troisième trimestre, mais sa variation annuelle demeurerait négative, se situant à -8,9%, conclut la note.

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