La Corée du Nord a annoncé jeudi qu’elle avait refusé une nouvelle offre de négociations des Etats-Unis, affirmant qu’elle n’était pas intéressée par d’autres discussions visant simplement à “nous apaiser” avant le délai de fin d’année que Pyongyang a fixé pour Washington afin de faire preuve de plus de flexibilité dans les négociations.

Kim Myong Gil, négociateur nucléaire nord-coréen, a déclaré dans un communiqué relayé par de l’agence de presse officielle KCNA que Stephen Biegun, son homologue américain qui avait dirigé conjointement les pourparlers de dénucléarisation du mois dernier à Stockholm, avait proposé de se réunir à nouveau.

Kim et Biegun se sont rencontrés le mois dernier dans la capitale suédoise pour la première fois depuis que le président américain, Donald Trump et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-Un ont convenu en juin de rouvrir les négociations bloquées depuis l’échec du sommet tenu au Vietnam en février.

“Si la solution négociée des problèmes est possible, nous sommes prêts à rencontrer les États-Unis en tout lieu et à tout moment”, a déclaré Kim Myong Gil.

Cependant, il a déclaré que la proposition de Biegun avait pour “objectif sinistre de nous apaiser dans le but de passer avec facilité”, la date limite fixée à Pyongyang pour la fin de l’année. “Nous ne sommes pas disposés à avoir de telles négociations”, a-t-il fait savoir.

La Corée du Nord a demandé la levée des sanctions, mais les États-Unis ont insisté sur le fait que Kim Jong-un devait d’abord démanteler son programme d’armement nucléaire.

Une porte-parole du département d’Etat américain a déclaré que Trump restait déterminé à faire avancer les accords qu’il avait conclus avec Kim Jong-un lors d’un premier sommet à Singapour en juin dernier, à savoir “des relations transformées, la construction d’une paix durable et une dénucléarisation complète”.

Après l’échec du sommet de Hanoï, Kim Jong-un a fixé une date butoir de fin d’année pour Washington afin de faire avancer les négociations, ce qui laisse craindre un retour de la Corée du Nord à ses activités nucléaires et aux essais de missiles à longue portée suspendus depuis 2017.

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