La coopération Sud-Sud dans le domaine agricole constitue un axe important dans le secteur, portée par la stratégie de développement du Plan Maroc Vert (PMV), a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch.

Le programme de coopération technique mis en place par le ministère confère à l’agriculture marocaine une grande ouverture sur l’Afrique et institue une dynamique de partenariat dans le cadre de la coopération Sud-Sud, a affirmé le ministre dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du département de l’Agriculture au ministère, Mohammed Sadiki, à l’ouverture du deuxième Forum d’affaires Nigéria-Maroc.

Le ministère, a t-il précisé, a mis en place des dispositifs d’échange et de partenariat avec ses homologues dans les pays africains afin de favoriser le climat d’affaires, notant que le potentiel de la coopération commerciale et technique entre le Maroc et le Nigéria est appelé à grandir et à se diversifier.

Après avoir salué l’excellence des relations entre les deux pays, M. Akhannouch a souligné le potentiel important d’échange dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’alimentation qui, pour lui, doit être exploré pour structurer la coopération.

“L’agriculture constitue un pilier important du développement”, a-t-il poursuivi, notant que son poids économique et social, environnemental ainsi que son association structurante au monde rural en font un moteur naturel de la croissance inclusive et de développement durable.

La politique de développement de l’agriculture est portée par le PMV, lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2008, en tant que stratégie dotant le Royaume de moyens pour un véritable décollage agricole, et de mécanismes novateurs en matière d’incitation à l’investissement agricole, a fait observer le ministre.

Il a, en outre, relevé que cette deuxième édition du Forum d’affaires Nigéria-Maroc vient consolider les relations de coopération bilatérales dans deux secteurs clés en pleine expansion économique à savoir l’agriculture et l’énergie, et offre un important espace d’échange pour le partage des expériences et une meilleure connaissance de l’environnement des affaires nigérian et marocain .

Pour sa part, le président de la Commission diplomatie économique, Afrique et Sud-Sud au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Laaziz Kadiri, a fait savoir que le Maroc dispose d’un véritable know-how en Afrique dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-business, louant le bilan “extrêmement positif” du PMV, un plan sectoriel qui peut être dupliqué dans plusieurs pays africains.

L’agriculture et l’agro-business représentent le fer de lance de la nouvelle stratégie économique du continent, a-t-il indiqué, soulignant la nécessité de relever le défi d’une agriculture durable et performante, à même de valoriser les produits naturels, au profit des populations et des générations futures du continent.

C’est dans cette optique qu’une relation forte avec le Nigéria et l’échange d’expériences et d’expertises ainsi que la recherche d’opportunités d’affaires avec les entreprises nigérianes, constituent un atout déterminant pour le développement économique du continent, a ajouté M. Kadiri.

 

L’investissement agricole, facteur clé pour le développement de l’économie nigériane

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture et du développement rural du Nigéria, Alhaji Sabo Nanono a indiqué que l’investissement dans le domaine agricole constitue un facteur important pour le développement de l’économie nigériane.

Mettant en avant l’importance majeure de l’investissement dans le domaine agricole, aussi bien public que privé, M. Nanono a relevé, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire d’Etat à l’Agriculture et au développement rural, Mustapha Baba Shehuri, que le gouvernement du Nigéria déploie des efforts colossaux pour développer l’infrastructure et les services du pays afin d’attirer le capital privé.

“Le Nigéria accorde une grande attention au secteur agricole”, a t-il dit, faisant observer que ce secteur génère 60% d’emplois dans le pays.

Il a également mis l’accent sur l’importance de renforcer les relations maroco-nigérianes et la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’investissement.

Pour sa part, le directeur général de l’Office Chérifien du phosphate (OCP) Nigéria, Mohammed Hetteti, a fait savoir que le Nigéria dispose de plusieurs ressources naturelles et d’un écosystème favorable pour l’agriculture, notant que les initiatives d’OCP Nigeria pour le développement d’une agriculture durable ont permis de répondre aux besoins des agriculteurs, notamment en matière de soutien et d’assistance.

Parmi ces initiatives, M. Hettiti a cité la création d’une plateforme digitale permettant aux agriculteurs d’avoir accès à la formation et à la commercialisation de leurs produits en connectant les différentes parties prenantes dans la chaîne de valeur, ainsi que la mise en place du projet “One-shop OCP” qui permet de répondre aux besoins des agriculteurs en matière de distribution.

Il a également présenté les différents axes de la stratégie de Groupe OCP au Nigéria, notamment en matière de recherche et développement, d’accès des agriculteurs aux engrais de qualité et de création d’emplois.

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