La concurrence constitue un réel levier de création de richesse et de promotion d’emplois, a souligné le président du Conseil de la Concurrence, Driss Guerraoui.

S’exprimant lors d’une conférence-débat, organisée par la Chambre de commerce suisse au Maroc (CCSM), sur le thème “Conseil de la concurrence : Quelle vision pour le développement économique du Maroc ?”, M. Guerraoui a indiqué que la concurrence, affaire de toutes institutions du pays, est un levier fondamental de création de richesse et un pilier majeur de la construction du nouveau modèle de développement.

S’attardant sur les objectifs stratégiques du Conseil, M. Guerraoui a noté que ce dernier vise la promotion et la vulgarisation de la culture de la concurrence. “Il faut que les citoyens, les entreprises marocaines et les territoires s’approprient les questions de la concurrence”, a-t-il martelé.

“En instaurant l’égalité des chances devant l’acte économique, on offre à tous ceux qui veulent prendre le risque de pouvoir le faire réellement et d’en bénéficier”, a-t-il fait remarquer, relevant que l’application stricte de la loi est une condition sine qua none pour que la concurrence devienne profitable à tout le monde.

Il a dans ce sens signalé que le Conseil vise également de faire de la concurrence et de l’application de la loi un outil pour sécuriser l’approvisionnement du pays en produits, à la fois biens d’équipements que biens de consommation nécessaires dans le marché intérieur, d’améliorer le climat des affaires du pays et à contribuer à l’accroissement et au renforcement de l’attractivité de l’économie marocaine.

Mettant en avant l’importance du consommateur et le rôle majeur qui lui incombe quant à la stimulation de la concurrence, M. Guerraoui a précisé que le Conseil a également pour but de protéger le consommateur et préserver son pouvoir d’achat. “La défense du consommateur reste encore insuffisante eu regard des exigences”, a-t-il fait observer.

Préconisant la notion de responsabilité économique dans les entreprises, M. Guerraoui a indiqué que ladite responsabilité inclue le respect des règles de la concurrence, appelant les entreprises et les organisations professionnelles à promouvoir la culture de la concurrence auprès de leurs membres.

S’agissant des attributions du Conseil, M. Guerraoui a précisé que l’institution a pour mission de contrôler le comportement des entreprises et de la structure du marché notant qu’elle est appelé également à donner son avis sur les demandes de consultation.

De son côté, le président de la CCSM, Sami Zerelli, a relevé que cet événement s’assigne pour objectif de sensibiliser les membres de la CCSM sur les objectifs du Conseil de la Concurrence, ses missions, ses chantiers en cours et ses réalisations, soulignant l’importance de cette institution dans l’amélioration du climat d’affaires pour les entreprises ainsi que son rôle dans la protection du consommateur et la préservation de ses droits.

Le Conseil de la Concurrence, est une institution indépendante chargée, dans le cadre de l’organisation d’une concurrence libre et loyale, d’assurer la transparence et l’équité dans les relations économiques, notamment à travers l’analyse et la régulation de la concurrence sur les marchés, le contrôle des pratiques anticoncurrentielles, des pratiques commerciales déloyales et des opérations de concentration économique et de monopole.

La Chambre de Commerce Suisse au Maroc (CCSM) est une association à but non lucratif qui œuvre pour le développement et la promotion des relations économiques et commerciales entre la Suisse et le Maroc.

Créée en 1987 et regroupant aujourd’hui plus d’une centaine de membres de différents secteurs d’activités, la CCSM a pour missions le développement des opportunités d’affaires et la promotion des échanges commerciaux entre la Suisse et le Maroc. Elle accompagne les investisseurs suisses qui souhaitent s’implanter au Maroc, et appuie les entreprises membres par le biais d’un large choix de services adaptés à leurs besoins.

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