De par son rôle de force d’attraction de l’épargne nationale et acteur majeur de financement de l’économie, la Bourse de Casablanca a maintenu, en 2020, sa dynamique d’innovation, avec des mesures importantes à même d’accompagner la relance économique post-Covid, de répondre aux attentes à la fois des émetteurs et des investisseurs, mais aussi de rayonner à l’échelle du contient.

Ainsi, cette année a été celle de l’entrée en application effective du nouveau règlement général de la Bourse de Casablanca, lui offrant ainsi davantage de flexibilité et possibilité.

La mise en place de cette nouvelle version, venue en support à certaines initiatives de la feuille de route “Ambition 2021” de la Bourse de Casablanca, a pour objectif de répondre aux évolutions du marché en le modernisant et en facilitant l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement via le marché boursier.

En effet, les nouvelles dispositions prises confèrent à la place casablancaise plus de flexibilité dans la mise en place des outils nécessaires au développement du marché, ce qui permettra de s’adapter plus aisément aux attentes des émetteurs et des investisseurs nationaux et internationaux.

Le règlement fixe les modalités d’admission et de séjour relatives à la nouvelle organisation avec un marché principal et un marché alternatif, dédié aux titres émis par les PME. Chaque marché disposera de compartiments réservés aux différents types d’instruments ainsi que d’un compartiment dédié aux investisseurs qualifiés. Ce dernier permettra, sans doute, de financer les grands projets d’infrastructures annoncés dans le Royaume.

D’ailleurs, trois instruments financiers cotés à la Bourse de Casablanca, à savoir Agma, Microdata et Involys, sont transférés, depuis le 23 décembre courant, du marché principal vers le marché alternatif.

Le nouveau règlement offre également la possibilité de coter les titres émis par les Organismes de Placement Collectif tels que les Organismes de placement collectif immobilier (OPCI), adopté par le et les ETF (Exchange Traded Funds).

Dans la continuité de ses efforts, la Bourse de Casablanca a également créé un nouveau compartiment “Principal F”, qui se veut une avancée de taille pour ouvrir davantage le marché marocain et améliorer l’accès au financement des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) par le marché boursier et leur permettre ainsi de dépasser les répercussions de la crise actuelle.

Ces entités ne peuvent ni satisfaire aux critères d’admission des compartiments du marché principal A et B, ni être considérées comme des PME éligibles au marché alternatif.

Saluée par les différents experts et professionnels du marché, la création de ce nouveau compartiment constitue également un bon moyen pour séduire des entreprises à franchir le pas de la Bourse, notamment Elite, et par la suite débloquer le compteur des cotations.

Sur un autre registre, la Bourse de Casablanca , en étroite collaboration avec le comité scientifique des indices, a mis en place un indice de nouvelle génération pour mieux refléter les échanges sur le marché boursier.

Baptisé “Morocco Stock Index 20 (MSI 20), cet indice regroupe les 20 premières valeurs en termes de capitalisation flottante et de liquidité. Il vise à répondre aux attentes des investisseurs intéressés par des valeurs liquides et permettra de mieux refléter la physionomie de la bourse à travers un mix de capitalisation flottante et de visibilité ainsi que de représenter les principaux secteurs d’activité.

Le MSI20 tient compte des meilleures pratiques internationales ainsi que des spécificités du marché national. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement de l’offre de produits et services menée par la Bourse et est attendu qu’il devienne l’un des 2 indices vedettes de la place casablancaise aux côtés du MASI.

La Bourse de Casablanca a également accordé une importance majeure à la sensibilisation et la promotion de l’éducation financière sur l’ensemble des régions du Royaume. En effet, cette composante a toujours figuré parmi les axes de développement et de promotion du marché boursier. En témoigne la mise en place, depuis de 2000, de l’Ecole de la Bourse, une entité interne à la Bourse de Casablanca qui assure annuellement plus d’une cinquantaine de formations à destination de différentes cibles. Sur les 20 ans, près de 69.000 personnes ont été formées aux mécanismes du marché boursier.

Dans ce sillage, la Bourse et le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont signé, le 13 novembre dernier, une convention de partenariat qui vise à promouvoir l’éducation financière auprès des étudiants.

Ce partenariat structurant s’articule autour de trois principaux axes. Le premier concerne la formation dans l’éducation financière via le partage des ressources pédagogiques numériques et l’organisation de formations certifiantes en finance, développées par le Chartered Institute For Securities and Investment (CISI), l’un des plus grands organismes internationaux dans la profession financière et d’investissement.

Le deuxième axe porte sur la promotion du marché boursier à travers la mise en place de salles de marchés au sein des établissements universitaires et l’organisation de la Caravane de l’école de la bourse et de la compétition de gestion fictive de portefeuille “Stock Market Awards”.

En ce qui concerne le troisième axe, il concerne la promotion de la recherche à travers l’organisation du “prix de la Bourse de Casablanca” pour le meilleur travail de recherche.

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