Le Kenya a reçu un prêt de 1 milliard de dollars (106 milliards de shillings) de la Banque mondiale pour soutenir son budget et protéger l’économie des aléas du Covid-19.

Selon le directeur de la Banque mondiale pour le Kenya, Felipe Jaramillo, le prêt d’un milliard de dollars de la Banque Mondiale comprend un crédit de 750 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et un autre prêt de 250 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Le prêt qui sera remboursé sur une période de 20 ans est évalué à 1,35 à 2% avec une période de grâce de cinq ans, a expliqué M. Felipe, assurant que la Banque mondiale “reste très déterminée à soutenir les pays en difficulté en ces temps très difficiles”.

Il a déclaré que l’opération fournit des ressources concessionnelles pour aider le Kenya à surmonter la crise actuelle du COVID-19 et à amortir l’impact sur les moyens de subsistance et les emplois tout en soutenant le fonctionnement continu des services publics essentiels. 

Pour garantir le financement, le Kenya a entrepris des réformes politiques qui bénéficient directement à de nombreux ménages kényans à faible revenu.

Les petits exploitants bénéficieront désormais d’un meilleur ciblage des intrants agricoles subventionnés grâce à des bons électroniques. L’offre de logements abordables devrait augmenter, grâce à la mise à jour de la législation désuète qui a entravé le développement du marché du logement.

Le ministre kényan des Finances, Ukur Yatani, s’est félicité de l’approbation par la Banque Mondiale de ce prêt qui “témoigne, a-t-il argué, de la confiance de la communauté internationale dans les réformes de la politique budgétaire du Kenya”.

“Ce prêt témoigne du niveau de confiance de la banque dans nos nouvelles réformes politiques”, a tweeté l’argentier du Kenya.

Selon la Banque mondiale, le Kenya a enregistré une forte croissance économique ces dernières années, ce qui a entraîné une réduction de la pauvreté.

Le taux de pauvreté est passé de 43,7% en 2006 à 36,8% en 2015 (dernières données) tandis que la croissance du PIB a été en moyenne de 5,7% entre 2013 et 2018, soit 1,9 point de pourcentage de plus que la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (3,8 %).

Cependant, avec une croissance du PIB en chute libre à 1,5% prévu en 2020, la crise COVID-19 en cours menace de faire dérailler les progrès dans la réduction de la pauvreté et le renforcement de la prospérité partagée.

Récemment, le gouvernement kényan avait reçu 750 millions dollars du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de l’accord de financement rapide pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Avec deux autres accords de financement de 150 millions dollars obtenus depuis le début de l’année, les institutions de Bretton Woods ont apporté au Kenya un total de 1,9 milliard de dollars, un montant qui représente près de 80% des besoins en devises du gouvernement tout au long de l’année 2020 et qui permet aussi au pays d’aborder son année fiscale 2020/2021 en toute sérénité sans avoir à envisager d’emprunter des devises sur le marché international des capitaux.

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