Synonyme de raffinement, de somptuosité et d’élégance, la bijouterie marocaine, cet extraordinaire héritage artistique et culturel, transmis de génération en génération, constitue “un prodige” de l’artisanat marocain, où tradition et modernité se côtoient pour donner naissance à des chefs d’œuvre d’exception.

Façonnés à la main avec des techniques ancestrales, les bijoux marocains qui se distinguent par leur charme indéniable, portent une forte charge culturelle et esthétique, témoignant d’un brassage millénaire des différentes civilisations qui se sont succédé dans le Royaume.

La diversité et la richesse des formes, des géométries, des modèles, des perles et des symboles, illustre parfaitement la beauté et la splendeur de la bijouterie nationale et confirme, ainsi, le talent remarquable et le savoir- faire éblouissant de l’artisan marocain.

A travers les différents stands dédiés à cette filière, aménagés à l’occasion de la 6ème édition de la Semaine Nationale de l’Artisanat (SNA) qui se poursuit jusqu’au 26 janvier courant dans la cité ocre, place est donnée au constat suivant : l’existence de deux types de bijouterie: “Citadine” et “Rurale”.

Les bijoux citadins, en or ou en argent lumineux, finement ciselés, ajourés, filigranés, rehaussés de pierres ou de perles, rappellent les bijoux de l’Andalousie médiévale. Ils sont produits notamment dans les villes de Fès, Tétouan, Marrakech, Essaouira et Méknès…

En ce qui concerne les bijoux ruraux souvent en argent, ils se caractérisent par une pureté de lignes et se différencient par des dessins géométriques et parfois, avec quelques motifs floraux. On les trouve surtout dans le Sud notamment, à Taroudant, Tiznit, Laâyoune, Guelmim…

Dans une déclaration à la MAP, Fajoua Achrafi, créatrice de bijoux à Larache, a indiqué que la bijouterie traditionnelle se veut l’un des piliers de l’artisanat et un registre du patrimoine culturel marocain.

“Les bijoux de la région du nord en général et de Larache en particulier, sont très majestueux et se composent de perles précieuses, notamment l’émeraude et le rubis et aussi du “Jouhar”, un élément essentiel et indispensable”, a-t-elle souligné.

“A travers nos créations, nous veillons à préserver notre patrimoine, tout en innovant afin d’accompagner les changements que connaissent la société d’aujourd’hui et satisfaire tous les goûts”, a-t-elle dit.

“Notre région est réputée pour une variété de bijoux, notamment “Mdejja”, “Lebba”, “Châir” (sautoir) qui distingue la mariée du nord, a-t-elle relevé, notant que la majorité des créations sont à base d’or ou d’argent.

Par la même occasion, elle a exprimé son immense joie de prendre part pour la deuxième fois à cette manifestation, ajoutant que ce Salon permet d’échanger les idées et les expériences et constitue un pont de communication entre les différentes régions du Royaume.

De son côté, Abdesalama Hamid, président de l’association Nour à Taroudant, a mis en avant la spécificité des bijoux amazighs à savoir : les bracelets en métal, en argent ou en bronze, les colliers originaux, les parures, ou encore des pendentifs uniques à forme triangulaire ou arrondie.

Les bijoux amazighs sont également connus pour leurs formes et symboles uniques, comme “Karkouba”, “Abaghdad”, “Lherz” ou encore “Lkhlala”, a-t-il indiqué, ajoutant que les artisans de la ville de Taroudant œuvrent pour préserver le patrimoine culturel et civilisationnel de leur région à travers ces bijoux.

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