La 26ème édition du Festival international d’art vidéo (FIAV), tenue sous le thème “Corps confinés, âmes libérées”, s’est ouverte mardi soir en ligne, avec la participation d’artistes de plusieurs pays.

Initiée par la Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben Msik (Université Hassan II), cette édition qui se poursuit jusqu’au 28 novembre, préserve toute les composantes artistiques, pédagogiques et scientifiques liées au FIAV, défiant les restrictions imposées par le coronavirus pour couvrir tous les continents et partager les créations et les sentiments des artistes.

Des artistes de 25 pays présenteront 50 œuvres dans le cadre du programme de cette édition qui sera marquée notamment par l’organisation d’un concours pour les jeunes marocains et du monde invités à concevoir des vidéos en une minute autour du coronavirus “One minute corona Movie”.

S’exprimant à cette occasion, la présidente de l’Université Hassan II de Casablanca, Aawatif Hayar a salué les efforts consentis par les organisateurs pour la réussite de ce rendez-vous culturel, se félicitant de la tenue de cette manifestation malgré la conjoncture difficile que connait le monde.

Elle a également rappelé que cette manifestation a réussi durant 26 ans d’existence à fidéliser les passionnés aux niveaux national et international.

Pour sa part, le président du festival, Abdelkader Gonegai a indiqué que cette manifestation est organisée dans des circonstances particulières, marquées par la pandémie du nouveau coronavirus qui a touché tous les secteurs de la vie publique et privée. La surprise a été grande et ses effets et conséquences étaient plus importants, au cours desquels le monde est entré dans un climat inédit dans ses coutumes, ses pratiques et ses rituels.

Et d’ajouter que la vie culturelle et artistique a été fortement affectée, la production s’est arrêtée et les théâtres, les musées et les espaces artistiques ont fermé à cause du confinement qui imposait la distanciation et l’isolement physiques,  outre la prudence pour éviter la propagation de l’infection.

Cette situation a créé une rupture et un écart entre le public et les intéressés d’une part, et l’artiste et ses créations d’autre part, ce qui a causé la perte de la chaleur de l’interaction et du contact direct, regrette-t-il.

Si l’artiste, de par sa nature, a besoin et préfère la solitude et l’éloignement pour se concentrer et se livrer à ses œuvres, l’isolement forcé, imposé par le confinement, a provoqué une tension interne qui a atteint le point de graves crises psychologiques, a notamment souligné M. Gonegai.

“Nous défierons la pandémie et ses restrictions, nous traverserons les frontières pour atteindre tous les continents et nous ferons entendre la voix de l’artiste pour partager sa créativité et ses sentiments avec le monde entier”, insiste M. Gonegai, rappelant que malgré les restrictions qui sont imposées à l’artiste à cause de l’isolement et de l’éloignement, il n’a jamais arrêté la créativité et l’expression, rêvant d’un avenir plein d’amour, de paix et de prospérité.

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