Le parlement du Kirghizstan a apporté mercredi son soutien au nationaliste Sadyr Japarov, nommé Premier ministre la semaine dernière mais contesté, le pays cherchant à sortir de la crise dans laquelle il est plongé depuis de récentes élections.

Sadyr Japarov purgeait jusqu’en début de semaine dernière une longue peine de prison pour avoir participé à la prise d’otage d’un gouverneur régional. Il a été libéré par ses partisans et a profité du chaos politique dans ce pays d’Asie centrale pour tenter à plusieurs reprises d’obtenir le poste de Premier ministre.

Le président Sooronbaï Jeenbekov avait jusqu’alors refusé de valider sa nomination à moins que le parlement ne la confirme avec la majorité de voix requise par la loi et en présence de plus de la moitié des députés, ce qui a été fait mercredi.

M. Jeenbekov devrait donc maintenant valider sa nomination.

La crise politique au Kirghizstan a commencé après des élections législatives début octobre, remportées par deux partis pro-présidentiel mais entachées d’accusations de fraude.

Ont suivi plusieurs jours de chaos et des violentes manifestations qui ont fait un mort et plus d’un millier de blessés tandis que le président Jeenbekov semblait avoir perdu le contrôle du pays et a même promis de démissionner.

Mais sa position a été renforcée mardi après la visite de Dmitri Kozak, chef-adjoint de l’administration présidentielle de la Russie, qui s’est entretenu avec MM. Japarov et Jeenbekov.

Les deux hommes sont des adversaires politiques et M. Japarov appelait jusqu’à présent au départ du président. Le parlement a d’ailleurs nommé mardi comme président un proche allié de M. Jeenbekov, Kanat Issaïev, suggérant qu’un compromis a été atteint.

Mercredi, quelque 500 supporters de M. Japarov ont néanmoins manifesté contre l’élection de M. Issaïev, réclamant qu’un allié de M. Japarov soit nommé à sa place.

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